"La conquête de l’Azawad" : c’est le nom de la deuxième vidéo publiée le 11 juillet par Ansar Eddine. Le groupe islamiste dirigé par Iyad Ag Ghali, qui contrôle le Nord-Mali, montre ainsi qu’il était sur tous les fronts contre l’armée malienne.
La deuxième vidéo publiée par Ansar Eddine (voir ici la première) commence par présenter l’Azawad (Nord-Mali) comme une terre faisant partie de l’immense Sahara islamique depuis des siècles et dont le peuple s’est uni pour « défendre le drapeau de l’islam ». Puis on découvre, en alternance avec le discours de Cheick Aoussa, l’un des leaders du groupe armé, des images de l'offensive sur Tessalit, dans la région de Kidal, et de la prise du camp d’Amachach, à la fin du mois de mars dernier. Les combattants arrivent dans un camp abandonné (5e minute), où les islamistes découvrent notamment un magasin rempli d’armes légères et de munitions.
Dans la cour s'entassent à terre des canons antiaériens, des semis-blindés et des BRTR stationnés. Dans son discours en arabe traduit en tamasheq (10e minute), Cheick Aoussa demande l’appui de tous les leaders religieux, avant que les images de la prise de Kidal ne s’enchaînent. Quelques minutes plus tard, on découvre pour la première fois dans la vidéo, le chef du groupe Iyad Ag Ghali (18e minutes) en habillé bleu ciel, venir superviser la troupe avant l’assaut final sur Kidal.
"560 militaires en otages"
Cheich Aoussa revient enfin sur les relations entre Ansar Eddine et le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, 22e minute). « Il y a eu beaucoup de discussions entre nous et les rebelles du MNLA et l’entente était compliquée sur l’application de la charia (loi) de l’islam », dit-il. Avant d'ajouter : « Nous avons pris 560 militaires en otages sur l’ensemble des batailles d’Aguel’hoc, de Tessalit et de Kidal et on les a libérés tous après qu’ils nous ont donné leur parole de ne plus jamais combattre la charia (loi) de l’islam ». À la fin de la vidéo (26e minutes), un homme s’arrête devant les otages et les pousse à crier le slogan « vive l’islam ! Allah Akbar ».
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Par Baba Ahmed, à Bamako

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