L'ultimatum adressé par le ministre de l'Intérieur israélien prend fin ce lundi 16 juillet. Environ 2 000 immigrés ivoiriens clandestins sont menacés d'expulsion.
Ils ont jusqu’à lundi soir, minuit, pour quitter le sol israélien. Pour les 2 000 immigrés ivoiriens clandestins actuellement présents en Israël, le 16 juillet sonne la fin de l’ultimatum lancé le 28 juin par le ministre de l’intérieur Elie Yishaï. S’ils restent, ils seront en permanence menacés d’expulsion.
D’après RFI, le gouvernement israélien propose 500 dollars par adulte et 100 dollars par mineur aux ressortissants ivoiriens qui acceptent de quitter le pays avant la date butoir. La plupart de ces migrants avaient fui la Côte d’Ivoire suite à la crise-post électorale de l’hiver 2010.
Fin juin, un tribunal avait refusé l’asile à 132 réfugiés ivoiriens, ouvrant la voie à l’expulsion de tous leurs compatriotes. Beaucoup ne veulent pas rentrer au pays, par crainte d’être catalogués pro-Gbagbo. Certains vont donc certainement rester, au risque de jouer au chat et à la souris avec la police israélienne.
Environ 62 000 immigrés africains clandestins en Israël
Alassane Ouattara, le chef de l’État ivoirien, avait effectué au mois de juin une visite de quatre jours en Israël. Il avait annoncé que la coopération allait se renforcer entre les deux États, notamment dans les domaines de l’économie, de la sécurité, et de la défense. Il avait donné son agrément pour que l’État hébreu rapatrie chez eux les ressortissants ivoiriens venus sans permis de séjour.
D'après le ministère israélien de l'Intérieur, environ 62 000 immigrés africains sont illégalement entrés en Israël par le biais du Sinaï égyptien. Ils proviennent majoritairement du Soudan, du Soudan du Sud et de l'Érythrée, trois pays marqués par de violents conflits armés. Depuis la mi-juin, l’État hébreu s’est engagé dans une vaste politique d’expulsion ciblant ces réfugiés africains.

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