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12/07/2012 à 16:47
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Alain de Pouzilhac, à Dubaï, en octobre 2010. Alain de Pouzilhac, à Dubaï, en octobre 2010. © AFP

Alain de Pouzilhac, le PDG de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui regroupe notamment Radio France International (RFI) et France 24, a été contraint à démissionner par le nouveau gouvernement français.

Le couperet a fini par tomber. Jeudi 12 juillet, Alain de Pouzilhac, président de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), a été contraint à démissionner de ses fonctions. Selon lui, l’État a souhaité une « nouvelle présidence » pour la holding chapeautant France 24 et RFI.

« Je prends acte du fait que l’État, notre actionnaire, souhaite une nouvelle présidence pour l’Audiovisuel extérieur de la France. Je considère donc que ma mission est terminée », écrit-il dans une lettre aux salariés dont l’AFP a obtenu une copie. « Il ne faut surtout pas que je sois une entrave au développement de l’entreprise que nous avons contribué à créer et à faire réussir face à des concurrents de plus en plus performants », poursuit Alain de Pouzilhac, 67 ans. « Sachez que je pars avec beaucoup de tristesse. On ne quitte pas ceux qu’on aime sans chagrin », conclut-il.

Projet de fusion

Appelé par Nicolas Sarkozy en 2008 pour piloter le rapprochement de RFI et France 24 au sein de l’AEF, Alain de Pouzilhac souhaitait fusionner les rédactions de la radio internationale, de sa filiale arabophone MCD et de la chaîne d’information en continu. Le nouveau gouvernement, à l'époque dans l'opposition, ainsi que les syndicats des médias concernés s'étaient opposés à ce projet de fusion.

Mercredi, la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, s'était clairement prononcée contre une fusion des rédactions. Ce projet n'était « pas envisageable », selon elle. Un désaveu pour Alain de Pouzilhac qui, dans sa lettre, continue de défendre cette fusion : « Il est peut-être trop tôt pour la réaliser mais j’ai la conviction personnelle qu’elle est l’avenir d’un AEF fort et capable de rivaliser avec les plus grands groupes d’information internationaux ».

Cette annonce du patron de l’AEF est intervenue alors qu’un conseil d’administration venait de débuter, au cours duquel devait être présenté un rapport attendu sur la difficile fusion en question. Alain de Pouzilhac serait également dans le collimateur de la justice, selon le site du journal Challenges.

Maintien de l’AEF

Dans la matinée, les syndicats de RFI et France 24 avaient été reçus par les représentants des ministères de la Communication et des Affaires étrangères. « Ils nous ont confirmé souhaiter le maintien de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), avec une séparation des rédactions de RFI, France 24 », a affirmé Marc Thiébault, délégué syndical CFDT pour RFI. Ce scénario, soutenu par la CFDT, est prévu dans le rapport rédigé par l’ancien directeur de RFI et Radio France, Jean-Paul Cluzel.

D'après plusieurs syndicats, Jean-Paul Cluzel propose toutefois, dans un deuxième scénario, de rattacher RFI et sa filiale arabophone au groupe public Radio France (France Inter, France Info...) et France 24 à France Télévisions (France 2, France 3...).

Cette seconde option est soutenue par l’intersyndicale RFI (FO, SNJ CGT, CGT, SNJ). Interrogés à la sortie de leur rencontre aux ministères, les représentants de l’intersyndicale ont fait part de leur « insatisfaction » et convoqué une assemblée générale des salariés, qui se déroulait depuis 14 heures.

La fusion entre RFI et France 24 avait été entérinée le 13 février. Elle prévoit le déménagement de RFI à Issy-Les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), dans les locaux de l’AEF, ainsi que le rapprochement des rédactions. Une partie du personnel a déjà déménagé, mais les rédactions de RFI se trouvent toujours dans les locaux de Radio France, à Paris.

(Avec AFP)

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