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06/07/2012 à 19:32
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Le procureur général du Rwanda, Martin Ngoga (D), le 22 septembre 2004. Le procureur général du Rwanda, Martin Ngoga (D), le 22 septembre 2004. © AFP

Une mission de la justice française, chargée du dossier des Rwandais vivant en France et suspectés d'être impliqués dans le génocide de 1994, se trouve à Kigali depuis mardi. Son arrivée a été saluée vendredi 6 juillet par la justice rwandaise.

L’arrivée mardi d’une mission officielle de la justice française concernant les poursuites contre des Rwandais vivant en France et suspectés d'être impliqués dans le génocide de 1994, a été saluée vendredi 6 juillet par la justice rwandaise. « C'est la première fois que la France envoie une mission judiciaire de ce niveau et de cette taille », s'est réjoui Jean-Bosco Sibiyintore, chargé au Parquet général du Rwanda de la traque des accusés de génocide en fuite à l'étranger. « Nous avons constaté leur volonté, leur engagement à aller de l'avant pour que justice soit rendue. Cela donne de l'espoir ».

La mission française est composée de 13 personnes, « dont deux juges, un procureur, un greffier et un groupe d'enquêteurs conduits par un colonel de la gendarmerie », a précisé Sibiyintore.

Une quinzaine de suspects

Une quinzaine de Rwandais, installés en France après 1994, sont visés par des enquêtes de la justice française ou inculpés pour leur participation présumée au génocide. Aucun n’a encore été jugé. Plusieurs d'entre eux sont visés par des demandes d'extradition, mais la justice française a jusque-là toujours rejeté les demandes de Kigali.

En mars, le procureur général du Rwanda, Martin Ngoga, s'en était violemment pris aux autorités judiciaires françaises, leur reprochant de ne pas accorder suffisamment d'intérêt aux dossiers de ces suspects rwandais en France.

Sa sortie médiatique avait légèrement fait bouger les lignes. La justice française avait ainsi donné pour la première fois fin mars un avis favorable à l'extradition vers Kigali d'un Rwandais installé en France, visé par un mandat d'arrêt international pour des faits relatifs au génocide de 1994. Mais l'intéressé s'est pourvu en cassation.

(Avec AFP)
 

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