Du délire. À la télévision jordanienne, quand on parle de Bachar al-Assad, ça peut parfois très, très mal tourner. Au point de voir un député sortir son "calibre" devant la caméra.
Ce n’est pas la première fois que Bachar al-Assad enflamme les débats pendant une émission de télévision jordanienne. Cette fois, la joute verbale a dégénéré en bagarre qui aurait pu coûter très cher aux invités, voire au présentateur… La scène a été repérée par nos confrères du site d’information marocain demainonline.com. Dans la soirée du jeudi 5 juillet, lors d’un débat politique sur la chaîne de télévision privée Josat TV, la discussion s'envenime et l’un des invités, le député Mohamed Al Shawabkeh, brandit un pistolet en direction de son contradicteur, l’ancien parlemenraire d'opposition Mansour Eddine Mourad.
Une divergence de point de vue sur la crise syrienne est à l’origine de cette altercation musclée, visionnée en direct par des milliers de téléspectateurs. Le ton monte rapidement entre les deux hommes. Mohamed Al Shawabkeh commence par traiter son adversaire de d’« agent des services syriens » et de « vendu au régime » de Bachar al-Assad. Son adversaire lui rétorque que c’est « préférable au régime monarchique (jordanien, NDLR) dont nous ne voulons pas ».
Arme de petit calibre
Visiblement énervé, Al Shawabkeh se déchausse et lui lance violemment sa chaussure à la figure. Il passe ensuite la main dans sa veste et sort une arme de petit calibre qu’il pointe en direction de Mourad. Totalement dépassé, l’animateur Mohamed Al Habashneh tente tant bien que mal de séparer les deux hommes qui s’empoignent virilement. Les responsables de la chaîne arrivent alors en trombe sur le plateau et la retransmission en direct est interrompue.
Une fois séparés, les deux protagonistes repartent chacun de leur côté peu avant l’arrivée de la police dans le studio. Mansour Eddine Mourad a annoncé qu’il portait plainte contre son agresseur. Contactée par Jeune Afrique, la directrice de Josat TV, Rula Al Hroob, n’a elle pas encore pris de décision. « Il faut qu’on en discute, mais il est possible que nous portions également plainte », a-t-elle commentée.

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