Le fondateur de l’Union des forces démocratiques (UFD) et ancien Premier ministre de Pascal Lissouba, Charles David Ganao, est décédé à Paris. Il avait 85 ans.
Charles David Ganao, le « ngantsé » (patriarche en langue téké) n’est plus. Il s’est éteint à Paris dans la nuit du 5 au 6 juillet. Né en 1928 à Djambala, le chef-lieu du département des Plateaux, d’une famille de « préfet », sorte de ministre plénipotentionaire du royaume téké, il appartenait à l'aristocratie de son peuple. Cet ancien instituteur et inspecteur de l’enseignement primaire s’est illustré très tôt dans la diplomatie, d’abord comme ambassadeur du Congo aux Etats-Unis et à l'ONU puis comme Ministre des Affaires étrangères, entre 1963 et 1974.
Après avoir été fonctionnaire des Nations Unies, en poste à Vienne, il participe activement à la Conférence nationale souveraine de 1991 et fonde l’Union des forces démocratiques (UFD). Élu député à Djambala, il est nommé Premier ministre en 1996 par le président Pascal Lissouba, pour lequel il avait appelé à voter au second tour de la présidentielle de 1992. La chute de Lissouba en octobre 1997 l’amène à s’exiler au Gabon où il est recueilli par feu Omar Bongo. Il rentre au pays en 2005, mais restera en retrait de la scène politique jusqu’à sa mort.
Tolérance
De Ganao, les Congolais ont généralement gardé un très bon souvenir. « C’était un véritable homme d’État, qui s’est distingué par sa tolérance, son côté fédérateur et sa recherche perpétuelle du consensus ». Certains prétendent que si Lissouba l’avait écouté, il n’y aurait jamais eu de conflit.
On lui reconnaît également d’avoir su faire la synthèse entre la gestion de l’État moderne et les valeurs culturelles téké auxquelles il était très attaché. « Au village, il était comme un poisson dans l’eau. Il aimait manger bio, principalement des produits du terroir et s’entourer des symboles de sa culture », affirme Jacques, l’un de ses proches. Ses qualités ont valu à celui qui fut le témoin de mariage de l’actuel couple présidentiel d’être « respecté par tous bien au-delà du peuple téké ». Marié à une Congolaise puis à une Américaine, il a eu de nombreux enfants.

[EN DIRECT] Niger : prise d'otages en cours dans la caserne militaire d'Agadez
Niger : au moins 23 morts dans les attentats d'Arlit et d'Agadez
Droits de l'homme : portrait d'une Afrique très contrastée







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour
Le président du Bénin Thomas Yayi Boni, le 15 mai 2013 à Bruxelles
Des soldats nigériens patrouillent aux environs d'Agadez, au nord du Niger, le 24 septembre 2010
Des soldats nigériens patrouillent sur la route entre Agadez et Arlit, au Niger le 27 septembre 2010
Le logo du groupe Thales
Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012
Ban Ki-Moon le 22 mai 2013 Ã Kinshasa
L'entrée d'Areva le 26 décembre 2010 à Arlit











