Alors que les élections législatives libyennes doivent se dérouler samedi 7 juillet, le Conseil national de transition (CNT) a retiré à la future Assemblée la tâche de rédiger la nouvelle Constitution.
Près de 2,8 millions de Libyens sont appelés aux urnes ce samedi 7 juillet pour désigner les 200 élus qui composeront la nouvelle Assemblée législative de leur pays après plus de 40 ans de règne de l'ancien dirigeant Mouammar Kaddafi. Quelque 3 700 candidats répartis dans plus de 100 partis seront représentés.
« C’est un nouveau départ pour nous, nous apprenons la démocratie », a confié à l’agence Reuters un habitant de Tripoli. « Nous espérons tous que ça se passera bien pour que nous puissions aller de l’avant ».
Trois partis se positionnent
Trois partis devraient tirer leurs épingles du jeu : les islamistes du Parti de la justice et de la construction (PJC), issu des Frères musulmans, et ceux d'Al-Watan, dirigés par l'ex-chef militaire controversé de Tripoli, Abdelhakim Belhaj, et les libéraux réunis dans une coalition lancée par l'ex-Premier ministre du Conseil national de transition (CNT, au pouvoir), Mahmoud Jibril.
La chambre devait initialement avoir dans ses attributions la rédaction de la future Constitution libyenne. Mais le Conseil national de transition (CNT) a, dans la confusion, annoncé jeudi que cette tâche reviendrait à un comité de 60 membres élus lors d’un prochain scrutin.
Vers un deuxième scrutin législatif ?
Une fois la future Loi fondamentale rédigée, un référendum devra être organisé. Dans le cas où le système parlementaire serait choisi, un autre scrutin législatif devrait alors être organisé dans les six mois.
Quoi qu’il en soit, l’unanimité semble se fait sur au moins un point : l’inscription dans la Constitution de la charia comme source principale de la loi est une évidence telle que, même pour le CNT, elle pourrait ne pas faire l'objet d'un referendum. « Le peuple libyen est attaché à l'islam comme religion et comme législation. Par conséquent, le CNT recommande [à la prochaine Assemblée constituante, NDLR] de considérer la charia comme la principale source de la législation », a indiqué le porte-parole du CNT, Saleh Daroub à la presse.
(Avec Agences)

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