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06/07/2012 à 18:21
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Hillary Clinton et Laurent Fabius, le 6 juillet 2012 à Paris. Hillary Clinton et Laurent Fabius, le 6 juillet 2012 à Paris. © AFP

La conférence de Paris des Amis de la Syrie a appelé vendredi 6 juillet le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter "d'urgence" une résolution contraignante, assortie d'une menace de sanctions contre le régime de Bachar al-Assad.

La troisième conférence des Amis de la Syrie s'est réunie vendredi 6 juillet à Paris. Elle a solennellement appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter "d'urgence" une résolution contraignante, assortie d'une menace de sanctions, tout en endossant le plan de Kofi Annan et l'accord souscrit le semaine dernière à Genève sur une transition politique.

Dans ce cadre, les participants à cette réunion ont demandé que cette résolution « impose des mesures (...) pour en assurer le respect », à savoir des sanctions de l'ONU qui pourraient ainsi frapper le régime de Damas. La Syrie n'est actuellement visée que par des sanctions décidées séparément par les États-Unis, l'Union européenne et la Ligue arabe. Le « chapitre VII » de l'ONU ouvre la voie à des sanctions ou encore au recours à la force contre ceux qui ne respecteraient pas le texte de résolution. Mais les conclusions adoptées vendredi à Paris limitent, pour le moment, les moyens de pression à la menace de sanctions.

Un haut-gradé de l'armée aurait fait défection

Le général Mounaf Tlass, haut gradé de l'armée syrienne, proche de la famille Assad et ami d'enfance du chef de l'État syrien, a fait défection et se dirige vers Paris, a annoncé vendredi à l'AFP une source proche du pouvoir à Damas. « Il a fait défection il y a trois jours et il semble qu'il ait quitté la Syrie », a affirmé cette source Le ministre français des Affaires Étrangères, Laurent Fabius a brièvement confirmé cette défection, sans citer le nom du général. Il « se dirige vers Paris », a-t-il ajouté. Il s'agit de l'officier supérieur le plus prestigieux à faire défection depuis le début en mars 2011 de la révolte contre Bachar al-Assad.

Selon les conclusions des participants, les mesures pour imposer le respect de la résolution s'inscriront dans le cadre de l'article 41 de la charte de l'ONU. Cet article dit que le Conseil de sécurité « peut décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions ».

Bachar doit "abandonner le pouvoir"

Les règles de l'ONU prévoient aussi le recours à un article 42. Celui-ci stipule que « si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l'Article 41 seraient inadéquates ou qu'elles se sont révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu'il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales ».

La conférence affirme par ailleurs « clairement » que le président Bachar al-Assad doit « quitter le pouvoir ». « Les participants sont convenus et ont clairement affirmé que ceux dont la présence compromettrait la crédibilité de la transition devraient être mis à l'écart », souligne le texte. À cet égard, ils ont tenu à souligner que Bachar al-Assad devait « abandonner le pouvoir ».

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU se sont entendus samedi dernier à Genève sur la proposition de former un gouvernement de transition en Syrie mais sans mentionner explicitement un départ du président syrien Bachar al-Assad. Le plan de l'émissaire Kofi Annan prévoit notamment un cessez-le-feu.

Les Occidentaux d'un côté, la Russie et la Chine de l'autre, divergent depuis sur l'interprétation à donner à l'accord de Genève. Moscou et Pékin maintiennent qu'il revient aux Syriens de déterminer leur avenir. Pour les Occidentaux, ce document implique le départ de Bachar al-Assad. Jusqu'à présent, ils se sont dits opposés à une résolution sous chapitre VII.

(Avec AFP)

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