Les négociations à l’ONU concernant un traité réglementant le commerce des armes ont fait long feu. Avant même d’avoir débuté, elles ont été bloquées par le dossier palestinien. L’Égypte, peu favorable au futur traité, réclamait la participation de la Palestine aux négociations, et Israël a menacé de quitter l’assemblée.
Elle s’annonçait comme la plus grande avancée en termes de justice internationale depuis la création de la CPI. La conférence sur le traité réglementant le commerce des armes a pourtant, déjà, du plomb dans l’aile.
La faute à un bras de fer entre les pays arabes et Israël. Fin juin, l’Égypte avait insisté pour que la Palestine participe à la conférence, en sa qualité d’observateur, au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies. Israël, sans surprise, avait alors menacé de boycotter le sommet, alors qu’elle est l’un des plus gros exportateurs d’armes de la planète. Les pays arabes ont donc à leur tour répliqué et demandé à ce que l'Union européenne, qui a elle aussi le statut d’observateur à l’ONU, soit exclue des discussions.
Une cause palestinienne instrumentalisée ?
« Ce début chaotique est une tragédie pour cette conférence si importante », a estimé un ministre occidental qui devait participer aux discussions. Le futur traité est destiné à empêcher les transferts d'armes qui pourraient être utilisées contre les populations civiles ou alimenter un conflit. Les discussions, qui sont donc pour le moment à l’arrêt, doivent se terminer le 27 juillet.
Nombre de diplomates n’ont pas caché qu’ils soupçonnaient l’Égypte, gros acheteur d'équipements militaires américains (1,3 milliard de dollars par an), de tenter surtout d’affaiblir le traité. « Certains pays ne veulent pas d'un traité avec des critères stricts de respect des droits de l'homme et exploitent la cause palestinienne », a estimé un diplomate occidental. « Ce n'est pas la question de la Palestine, c'est une bataille de procédure car ils savent qu'ils ne peuvent pas l'emporter sur le fond. »
(Avec AFP)

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