Des inconnus ont jeté une bombe contre la résidence du consul de Tunisie à Tripoli, mardi en début d'après-midi. L'attentat, qui n'a pas été revendiqué, n'a pas fait de victimes.
Une bombe artisanale a été jetée mardi contre la résidence du consul de Tunisie à Tripoli. L'attentat n'a pas fait de victimes mais provoqué d'importants dégâts matériels : une brèche est apparue dans le mur d'enceinte du bâtiment et deux véhicules ont été endommagés. Le consul était présent au moment de l'explosion.
L'attentat n'a pas été revendiqué. Une voiture blanche serait passée rapidement devant la propriété en milieu d'après-midi, un de ses occupants jetant la bombe, a affirmé un témoin.
Le consulat tunisien de Benghazi avait été attaqué, le 18 juin, par des hommes en armes, sans qu'il y ait de victimes. Des cibles occidentales, notamment britanniques ou américaines, avaient également été visées par des attaques similaires. Si dans ces derniers cas, la motivation des terroristes est évidemment liée au djihad, celle du dernier attentat est moins évidente.
Moment de crise
Car celui-ci n'a pas encore été revendiqué et il survient à un moment de crise entre le président Moncef Marzouki et son Premier ministre Hamadi Jebali, qui a autorisé dimanche dernier l'extradition de l'ancien Premier ministre libyen, Baghdadi Mahmoudi, sans l'autorisation du chef de l'État.
Mahmoudi, dernier Premier ministre de Mouammar Kaddafi, refusait son extradition au motif que les autorités libyennes ne pouvaient assurer sa sécurité ni lui garantir un procès équitable. Son avocat français, Me Marcel Ceccaldi (ancien avocat de l'ex-président ivoiren, Laurent Gbagbo, et du parti d'extrême droite français le Front national), a d'ailleurs affirmé lundi que Mahmoudi avait été battu et hospitalisé quelques heures après son arrivée en Libye. Des accusations réfutées avec force par les autorités libyennes.
(Avec AFP)

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