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20/06/2012 à 12:53
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Ousmane Ngom, alors ministre sénégalais de l'Intérieur, le 16 février 2012 à Dakar. Ousmane Ngom, alors ministre sénégalais de l'Intérieur, le 16 février 2012 à Dakar. © Mamadou Toure BehanAFP/Archives

Les poursuites contre d'anciens responsables du pouvoir de l'ex-président Abdoulaye Wade s'accélèrent-elles ? L'ancien ministre de l'Intérieur Ousmane Ngom a été interpellé ce mercredi en pleine campagne électorale à Korda, au sud du Sénégal.

Mis à jour à 18h59.

Les raisons de l’interpellation de Ousmane Ngom, ne sont pas encore connues officiellement. « Des policiers sont venus le prendre à Kolda », a simplement affirmé une source policière sans plus de précisions. Mais pour la presse locale, l’arrestation de l’ex-ministre de l’Intérieur de Abdoulaye Wade, alors qu’il était en campagne pour les législatives du 1er juillet, ne fait pas de doute : il s’agit d’une conséquence des audits sur la gestion du PDS commandés par le nouveau président sénégalais Macky Sall.

De fait, il avait récemment été convoqué par la justice pour être entendu dans le cadre des audits lancés par le nouveau pouvoir. Mais il avait prétexté une longue attente pour justifier sa décision de quitter le Palais de justice de Dakar sans être auditionné. Il avait ensuite déclaré qu'il ne répondrait plus à une convocation de la police avant la tenue des législatives et avait invité les ex-dignitaires du régime Wade à en faire de même.

Lors d'une conférence de presse mardi soir à Kolda, il avait assuré n'avoir « pas encore officiellement reçu de (nouvelle) convocation. Je n'ai rien à craindre. S'il y a des audits, que Macky Sall le soit au même titre que tous les autres ». Selon la même source policière, Ousmane Ngom a été interpellé par la Brigade d'intervention polyvalente (BIP), unité d'élite de la police, et la Division des investigations criminelles (DIC), la police judiciaire, mais il n'a pas été brutalisé par les policiers, selon l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

Ministre controversé

Plusieurs responsables de l'ex-pouvoir, dont le président du Sénat Pape Diop et d'anciens ministres, ont été ces derniers jours convoqués par la gendarmerie et la justice. Le PDS a dénoncé la convocation de ses responsables comme « un harcèlement » et une « intimidation » pour les empêcher de faire campagne avant les législatives.

Ousmane Ngom est l’un des principaux responsables du PDS. En tant que ministre de l'Intérieur, il avait en particulier organisé les élections de 2007, lorsque l’opposition avait crié à la fraude. Il avait été maintenu à son poste mais déchargé de ses attributions électorales en juillet 2011 quand le directeur général des élections, Cheikh Guèye, avait été nommé au poste nouvellement créé de ministre chargé des Élections. Puis il avait été très critiqué pour la répression des manifestations de l'opposition pendant la campagne de la présidentielle.

(Avec AFP)



 

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