Après la confusion qui a régné sur son état de santé durant la nuit, Hosni Moubarak a finalement été déclaré dans le coma par de nombreuses sources médicales et militaires. Sa santé s'était brutalement dégradée après sa condamnation à la prison à perpetuité, le 2 juin, pour la mort de manifestants pendant la révolution de 2011.
Hosni Moubarak est-il « cliniquement mort », comme l'a annoncé dans la nuit l'agence officielle Mena ? Non, ont affirmé quelques instants plus tard des sources médicales et militaires qui confirment cependant que l'ex-raïs égyptien, 84 ans, est dans le coma après avoir été victime mardi d'une attaque cérébrale, obligeant l'équipe médicale à pratiquer une défibrillation cardiaque.
Sa santé s'était rapidement détériorée après sa condamnation à la prison à vie pour la mort de 850 manifestants durant la révolte qui a conduit à sa chute, en janvier-février 2011. Selon des sources médicales et ses avocats, il souffrait de dépression aiguë, de difficultés respiratoires et cardiaques, et d'hypertension. Un de ses avocats avait même parlé de cancer en 2011. Après le verdict de son procès, le 2 juin dernier, il avait été transféré dans la prison de Tora, en banlieue du Caire. Et le 11 juin, des sources médicales et militaires avaient déjà affirmé que des défibrillations avaient été pratiquées sur son coeur qui s'était arrêté à deux reprises.
Hosni Moubarak (g.), alors vice-président égyptien, au côté du président Anouar el-Sadate au Caire, le 6 octobre 1981.
© AFP
Faveurs de l'Occident
Né le 4 mai 1928 dans une famille de la petite bourgeoisie rurale du delta du Nil, Mohammed Hosni Moubarak a fait ses preuves dans l'armée est devenu commandant en chef des forces aériennes, puis vice-président en avril 1975. Mais il est arrivé au pouvoir à la faveur du vide laissé par l'assassinat de Anouar el-Sadate en 1981. Manquant de charisme, il avait cependant su s'imposer par la ruse, en développant un impressionnant appareil policier et un parti tentaculaire.
Il avait également su conserver les faveurs de l'Occident et des États-Unis en particulier, en jouant la carte de l'apaisement dans le conflit israélo-palestinien. Il avait notamment respecté les accords de paix avec Israël, signés par son prédécesseur en 1979.
(Avec AFP)

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