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19/06/2012 à 19:27
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La grande mosquée Mohammed VI de Saint-Étienne. La grande mosquée Mohammed VI de Saint-Étienne. © http://www.mosquee-saint-etienne.org

La grande mosquée Mohammed VI de Saint-Étienne (sud-est de la France) a été inaugurée mardi 19 juin, en présence du ministre marocain des Affaires religieuses Ahmed Taoufiq.

C’est en présence du ministre marocain des Affaires religieuses Ahmed Taoufiq, ainsi que des autorités politiques et religieuses de la ville et du département de la Loire que la Grande Mosquée Mohammed VI de Saint Étienne (sud-est de la France) a été inaugurée mardi 19 juin. Fort d’une surface de 1 400 m2, l’édifice pourra accueillir jusqu'à 5 000 personnes lors des grandes fêtes religieuses. Sa construction aura nécessité huit années de travaux, auxquels 53 ouvriers qualifiés marocains ont participé.

Une grande partie du financement a été prise en charge par le royaume du Maroc. « Construire cette grande mosquée à Saint-Étienne est un message que le roi Mohammed VI lance au monde entier », a déclaré le ministre marocain. Selon Ahmed Taoufiq, « cette mosquée promeut l'islam du juste milieu dans le respect des valeurs du pays d'accueil ».

Oeuvre d'art

Satisfait que la communauté musulmane dispose désormais d'une « grande mosquée et d'un lieu de prière de très haute qualité », le sénateur-maire de la ville, Maurice Vincent s’est dit « sûr qu'il contribuera à manifester de façon paisible la présence parmi (les Français) de cette religion importante qu'est l'islam ».

« Je constate, aussi, avec intérêt, que notre patrimoine monumental de Saint-Étienne vient s'enrichir d'un nouvel édifice qui est en même temps une œuvre d'art », a-t-il ajouté. Fabienne Buccio, préfet du département de la Loire a également souhaité que la communauté musulmane de la ville trouve dans cette mosquée « un lieu propice à l'exercice, digne et paisible, de leur religion ».

Le permis de construire de la mosquée de Marseille finalement validé

La cour administrative d'appel de Marseille a validé mardi 19 juin le permis de construire de la grande mosquée de la ville, dont la première pierre a été symboliquement posée en mai 2010. Le tribunal administratif avait annulé en octobre le permis déposé en raison de l'insuffisance de places de stationnement autour de ce qui est annoncé comme l'un des plus importants édifices musulmans de France. L'avenir de ce projet reste toutefois incertain du fait de ses difficultés de financement.(AFP)

De son côté, le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, a estimé que l'espace total alloué, en France, à la pratique de sa religion était toujours insuffisant. « Il faudrait, au moins, doubler la surface dont dispose actuellement le culte musulman pour faire face à la demande à laquelle il est confronté », a-t-il dit. Serpent de mer de la vie politique et sociale française, la question de la construction des nouvelles mosquées et de leur financement – toute contribution de l’État français à la création des lieux de cultes étant théoriquement interdite - crée régulièrement la polémique.

Polémique

Cet heureux évènement pour la communauté musulmane de Saint-Étienne s’est néanmoins déroulé sur fond de polémique après l’éviction courant mai de l’ancien imam de la ville, Mohammed El Adly, rappelé au Maroc par les autorités religieuses dont il était employé. La radicalisation présumée de ses propos serait à l’origine de cette mise à l’écart. El Adly a depuis été remplacé par Khalid El Asri, un Marocain francophone de 37 ans, membre de la délégation des affaires islamiques de la région de Rabat depuis 2006.

Présents lors de l’inauguration pour manifester leur soutien à celui qui fut imam de Saint-Étienne pendant dix-sept ans, une cinquantaine de fidèles se sont heurtés aux forces de l’ordre. Un homme a été placé en garde à vue. Il est soupçonné de violences sur des agents de la force publique, a appris l’AFP de source policière.
 

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