La libération des quatre membres du personnel de la CPI, Me Melinda Taylor et ses collègues espagnol, russe et libanais, détenus depuis le 7 juin à Zenten, pourrait avoir lieu si la CPI présentait ses excuses aux autorités libyennes, a déclaré, mardi 19 juin, le ministre australien des Affaires étrangères, Bob Carr.
Après s’être rendu lundi en Libye, le ministre australien des Affaires étrangères, Bob Carr, s’est montré optimiste quant à la libération des quatre membres du personnel de la Cour pénale internationale (CPI), Me Melinda Taylor et ses collègues espagnol, russe et libanais, détenus depuis le 7 juin à Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli). « Je suis confiant dans le fait que le gouvernement libyen et même les autorités à Zenten souhaitent que les quatre détenus soient libérés », a-t-il déclaré mardi 19 juin, à la radio australienne ABC.
« L'affaire pourrait être dénouée si la CPI publiait un communiqué prenant en compte les inquiétudes des autorités libyennes et présentait ses excuses pour des consultations inadaptées en matière de protocole et de procédure », a-t-il précisé. Avant d'ajouter : « Et je pense avec une confiance raisonnable qu'avec des mots adéquats de la part de la Cour pénale internationale, elles (les autorités libyennes) répondront sans tarder ».
"Fausses éllégations"
Le ministre australien a indiqué que l’enquête de la justice libyenne était proche de son terme. L'Affaire est « ultrasensible » en Libye. Melinda Taylor a notamment été accusée d’avoir apporté, lors de sa rencontre avec le fils de Mouammar Kaddafi, un stylo-caméra et une lettre codée de l'ancien bras droit de Seif el-Islam, Mohammed Ismaïl, aujourd'hui en fuite. Mais pour le chef de la section des avocats à la CPI, Xavier-Jean Keita, « ce sont de fausses allégations ».
Dans un communiqué publié le 15 juin, la Cour précise que devant la CPI, un suspect peut faire valoir son « droit de communiquer librement et confidentiellement avec son conseil. Ce dernier droit peut notamment couvrir l'échange de documents. »
Bob Carr s’en est aussi pris à la CPI en estimant qu’elle « aurait pu mieux protéger ses employés, dont Melinda, si elle avait négocié les protocoles et les procédures avec les Libyens avant d'autoriser son personnel à se rendre en Libye ».
(Avec AFP)

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