Réunis une nouvelle fois lundi 18 juin, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU se sont dit "prêts à étudier la requête de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao)" et de l'Union africaine (UA) qui militent pour un soutien onusien à une intervention militaire au Mali. La France estime qu'une décision favorable devrait "aboutir rapidement".
Au moment même où les islamistes d’Ansar Eddine ont accepté la médiation conduite par le Burkina Faso, le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait apporter prochainement son soutien à la force militaire que l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) envisagent de déployer au Mali. C'est du moins le signal positif qui a été envoyé par l'organisation lundi.
Les membres du Conseil qui s’étaient contentés de « prendre note » du projet ouest-africain lors de leur dernière réunion, se sont déclarés « prêts à étudier la requête de la Cedeao une fois que des informations supplémentaires lui auront été fournies quant aux objectifs, aux moyens et aux modalités du déploiement envisagé », expliquent-ils dans un communiqué publié lundi 18 juin en fin de journée à New-York.
Optimisme
Toujours pas de oui explicite donc, mais des raisons pour la France de montrer de l'optimisme. « Je pense que les choses devraient aboutir rapidement à une décision du Conseil de sécurité qui avaliserait une opération militaire de l'Union africaine et de la Cedeao », a déclaré lors d'un point de presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero. « Après une phase de piétinement pendant le week-end, les choses sont en train de décanter très vite », a précisé le porte-parole français.
La Cedeao a déclaré lundi que cette force régionale destinée à rétablir l’intégrité territoriale du Mali sera constituée de près de 3 000 hommes. Le Nigeria, le Niger et le Sénégal ont d’ores et déjà promis d’y contribuer.
(Avec Agences)

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