Calixthe Beyala est accusée d'avoir perçu plus de 205 000 euros de manière illégale.
© Pierre Verdy/AFP
Visée par une commission rogatoire de la justice ivoirienne pour "recel de fonds volés ou détournés et blanchiment de capitaux", l'écrivaine franco-camerounaise Calixthe Beyala se défend. Bec et ongles.
« Je n’ai jamais touché un centime provenant de l’État ivoirien », se défend l’écrivaine franco-camerounaise, Calixthe Beyala, que la justice ivoirienne veut poursuivre pour « recel de fonds volés ou détournés et blanchiment de capitaux ». Un communiqué publié début juin par le parquet d’Abidjan situe les faits durant la crise post-électorale ivoirienne, au cours de laquelle l’écrivaine a soutenu Laurent Gbagbo et critiqué son concurrent Alassane Ouattara.
Selon le procureur, Beyala aurait perçu en décembre 2010, sur ordre d'une fille de l'ex-première dame Simone Gbagbo, une somme totale de plus de 134 millions F CFA (205 000 euros), pour le « règlement de prétendus droits d'auteur ». La justice française aurait ainsi été saisie d’une commission rogatoire qui devrait étendre l’enquête sur l’hexagone car, selon le parquet d’Abidjan, les sommes prélevées auraient été versées sur des comptes domiciliés dans des banques européennes. Pour l’instant, aucun de ces faits n’est établi et aucune plainte n’a été notifiée à la romancière.
Beyala dénonce une "vindicte visant à la faire taire", mais admet cependant avoir ouvert un compte dans une banque ivoirienne.
« Je n’ai jamais travaillé pour Simone Gbagbo et je ne connais pas sa fille », conteste l’écrivaine. Elle dénonce une « vindicte visant à la faire taire », mais admet cependant avoir ouvert un compte dans une banque ivoirienne à une époque où elle envisageait d’acquérir une résidence de retraite sur la côte ouest africaine, hésitant entre la Côte d’Ivoire, le Togo et le Sénégal.

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