Extension Factory Builder
14/06/2012 à 11:41
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le premier ministre malien par intérim, Cheick Modibo Diarra, était en visite en Algérie. Le premier ministre malien par intérim, Cheick Modibo Diarra, était en visite en Algérie. © AFP

Le Premier ministre malien Cheick Modibo Diarra était en visite mercredi à Alger, où il a rencontré le président Abdelaziz Bouteflika. Objectif : obtenir l'aide de l'Algérie dans la résolution de la crise malienne.

Le Premier ministre malien par intérim Cheick Modibo Diarra s'est rendu mercredi en Algérie, dont les autorités militaires commencent à envisager d'apporter une aide logistique à l'armée malienne dans le but de reconquérir le Nord du Mali, tenu par des rebelles touarègues et des groupes islamistes et terroristes.

À la sortie de son entrevue avec le chef de l'État algérien, Diarra a expliqué à la presse qu'il était venu « à la recherche de solutions pour le problème du Mali. (...) Je suis venu en Algérie, qui est un pays frère, ami et voisin, pour voir le président Abdelaziz Bouteflika qui nous a accompagnés tant de fois quand nous avons eu des problèmes similaires », a précisé l'astrophysicien et ancien chef de projet de la Nasa.

Arrivé mardi soir, Cheick Modibo Diarra s'était auparavant entretenu avec son homologue algérien Ahmed Ouyahia. « Lorsque le Mali vit des situations telle que celle que nous connaissons aujourd'hui, la première étape de notre gouvernement consiste à venir consulter en premier lieu nos voisins, amis et frères afin de pouvoir réfléchir à la voie à suivre et résoudre les difficultés que nous vivons », avait-il alors déclaré.

Non-ingérence chez le voisin

Les entretiens officiels du haut responsable malien ont eu lieu en présence du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, du ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaizia et du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel. Des membres de la délégation malienne était également présents.

Depuis le début de la crise malienne, l'Algérie a adopté une ligne de non-ingérence chez son voisin, tout en affirmant son attachement à l'intégrité territoriale de ce pays. Elle multiplie les contacts avec les pays concernés, dans la région et ailleurs, notamment la France et les États-Unis.

Dans la foulée du putsch du 22 mars à Bamako, l'immense région désertique du Nord-Mali est tombée aux mains des touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), du mouvement islamiste Ansar Eddine et de son allié Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Dix-neuf otages étrangers seraient par ailleurs détenus dans la région, dont six Français et sept Algériens.

(Avec AFP)
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Les pays du 'G5 du Sahel' appellent l'ONU à intervenir en Libye

Les pays du "G5 du Sahel" appellent l'ONU à intervenir en Libye

Les dirigeants des cinq pays du "G5 du Sahel" (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie), réunis vendredi en sommet à Nouakchott, ont appelé l'ONU à mettre en place une force internationa[...]

Mali : retour en cinq dates sur la vie d'Intalla Ag Attaher, aménokal des Ifoghas

Intalla Ag Attaher, chef traditionnel de la tribu touarègue des Ifoghas, est mort dans la nuit de jeudi à vendredi à Kidal. Retour en cinq dates sur sa vie, intimement liée aux différentes[...]

Hervé Ladsous : "En Centrafrique, il faut des autorités nouvelles issues d'élections avant août 2015"

Présent au forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique (15 et 16 décembre), Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint aux opérations de[...]

Ebola : trois choses à savoir sur la tournée de Ban Ki-moon en Afrique de l'Ouest

Ban Ki-moon a annoncé mercredi à New York qu'il se rendra à partir du 18 décembre en Afrique de l'Ouest. Une tournée dans les pays qui ont été touchés par le virus Ebola.[...]

Mali : IBK assume la libération de quatre jihadistes

Très critiqué dans son pays pour avoir ordonné la libération de quatre jihadistes afin d’obtenir celle de l’otage français Serge Lazarevic le 9 décembre, Ibrahim Boubacar[...]

Mali - France : Lazarevic et Sofara

Un Français vaut-il plus qu'un Malien ? Certains jugeront la question déplacée. Elle mérite pourtant qu'on s'y arrête au vu des circonstances qui ont mené à la[...]

Jean-Yves Le Drian : "Au Mali comme en Centrafrique, l'heure de vérité approche"

Un an après le déclenchement de l'opération Sangaris, et deux ans après celui de l'opération Barkhane, le ministre français de la Défense affiche ses objectifs : des[...]

Paris veut un accord de paix au Mali en janvier

Paris souhaite que les négociations de paix maliennes entre Bamako et les groupes armés du Nord, sous médiation algérienne, aboutissent en janvier, a déclaré le ministre français de[...]

Sahel : Lazarevic pense avoir été capturé pour une rançon et nie être un mercenaire

L'ex-otage français Serge Lazarevic, libéré mardi après plus de trois ans de captivité au Sahel, a estimé dimanche, dans le journal de 20 heures de France 2, que ses ravisseurs l'avaient[...]

Mali : le Tunisien Mongi Hamdi nommé à la tête de la Minusma

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, remplace le Néerlandais Bert Koenders à la tête de la Minusma, a annoncé vendredi un communiqué des Nations unies.  [...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers