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13/06/2012 à 02:24
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La ville de Misrata lors du premier anniversaire de l'insurrection libyenne, le 12 février 2012. La ville de Misrata lors du premier anniversaire de l'insurrection libyenne, le 12 février 2012. © AFP

Une explosion a provoqué d’importants dégâts et blessé un passant, mardi 12 juin, contre les locaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Misrata. Un groupe islamiste avait revendiqué une première attaque à la bombe contre le CICR à Benghazi, le 22 mai dernier. Cette dernière attaque n’a pas été revendiquée.

En Libye, la croix du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dérange. C’est ce qui a valu à l’organisation humanitaire une première attaque, à Benghazi, le 22 mai dernier. Un groupe islamiste se présentant comme « Les Brigades du cheikh emprisonné Omar Abdul Rahman » avait alors justifié son attentat en accusant le CICR de prosélytisme. À nouveau visé, mardi 12 juin, par une explosion à Benghazi, l’organisation humanitaire craint pour ses activités.

« Nous ne savons pas encore si l'attaque a eu lieu à l'aide d'un lance-roquettes ou d'une bombe déposée à côté du bâtiment », a déclaré Soumaya Beltaifa, une porte-parole de l'organisation, avant de préciser qu'aucun des trente membres du personnel du CICR à Misrata (200 km à l'est de Tripoli) n'avait été touché dans l'attaque.

Mme Beltaifa, au fait des accusations de propagation du christianisme qui ont motivé l’attaque de Benghazi, défend le CICR de « toute activité religieuse et politique » et insiste sur la dimension « purement humanitaire » des activités de la Croix rouge en Libye. Humanitaire ou politique, la présence occidentale est en tout cas la cible des Brigades du cheikh emprisonné Omar Abdul Rahman, dont les effectifs restent inconnus.

Condamné pour terrorisme

Le cheikh, 73 ans, a été condamné en 1995 à la prison à vie par la justice américaine pour des complots ayant visé à attaquer des cibles new-yorkaises et à assassiner l'ancien président égyptien Hosni Moubarak. Il a revendiqué les attaques contre les missions diplomatiques américaine et britannique les 6 et 11 juin derniers.

Le groupe les avait alors justifié, en les définissant comme une réponse aux activités américaines et à la présence de drones américains au Pakistan et « dans le ciel libyen ». Malgré la multiplication de ces attaques, les autorités libyennes ont écarté la possibilité de l'existence de groupes extrémistes organisés, faisant état d'actes individuels et isolés. Ils porraient cependant changer d'avis.

(avec AFP)

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