Extension Factory Builder
08/06/2012 à 10:21
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président nigérien Mahamadou Issoufou, le 10 avril 2012. Le président nigérien Mahamadou Issoufou, le 10 avril 2012. © AFP

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé, sur la chaîne d'information France 24, que des Djihadistes "afghans et pakistanais" officiaient comme "formateurs" dans des camps d'entraînement au Nord du Mali.

Lors d'un entretien accordé à la chaîne France 24, le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré, jeudi 7 juin, que des Djihadistes «afghans et pakistanais» étaient présents dans le Nord-Mali. « On a des informations sur la présence d'Afghans et de Pakistanais dans le Nord du Mali, (...) de Djihadistes venus de pays non africains. Ils serviraient de formateurs. Ce sont eux qui entraînent ceux qui sont recrutés dans les différents pays de l'Afrique de l'Ouest », a-t-il dit, ajoutant avoir des «informations précises sur des camps d'entraînement (des islamistes nigérians) de Boko Haram à Gao (nord)».

«Au Nord-Mali, les forces dominantes sont les Djihadistes et les narcotrafiquants. Tout cela est coordonné : cela va du Sahara jusqu'en Somalie», a affirmé le président du Niger.

« Je crois que toutes ces organisations coopèrent entre elles, que ce soit les shebabs en Somalie, Boko Haram au Nigeria, Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) en Algérie et au Sahel en général, jusqu'en Afghanistan », a-t-il poursuivi. « Notre préoccupation, c'est que le Sahel ne se transforme pas en un nouvel Afghanistan », a martelé Mahamadou Issoufou, affirmant que le Niger avait jusqu'à présent « su protéger son territoire » mais qu'il redoutait toujours des tentatives d'installation de groupes islamistes armés.

Otages français "vivants et en bonne santé"

Après le coup d'État militaire du 22 mars contre le pouvoir du président Amadou Toumani Touré (ATT), le Mali est coupé en deux. Tout le Nord du pays est sous le contrôle de groupes  islamistes armés et de touaregs. « Ces groupes armés du Nord continuent à s'approvisionner en armes dans le sud-ouest de la Libye», a affirmé Mahamadou Issoufou, qui estime que cette zone du sud libyen « constitue une base d'appui pour les factions armées présentes sur le territoire malien ».

Interrogé sur les solutions possibles pour régler la crise, le président nigérien a rappelé que des « négociations » étaient en cours. « On n'exclut pas qu'il y ait une intervention armée », a-t-il dit, tout en précisant : « je considère que le recours à la force doit être le dernier recours ». En cas d'intervention militaire, il a plaidé pour « une résolution des Nations unies autorisant l'usage de la force ».

Le président nigérien a en outre donné quelques nouvelles des six otages français retenus au Sahel. « Je crois qu'ils sont vivants et en bonne santé. Vous me permettrez de ne pas en dire plus », a déclaré le chef de l'État nigérien.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Mali : réouverture des négociations de paix à Alger

Mali : réouverture des négociations de paix à Alger

La reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés, samedi, à Alger s'inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans le nord du pays.[...]

Mali : à Alger, la médiation face à deux plans de sortie de crise

Alors que la reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés a été reportée au 22 octobre à Alger, "Jeune Afrique" a pu se procurer en[...]

Mali : au moins 7 morts dans des combats entre le MNLA et le Gatia près de Gao

Au moins sept personnes ont été tuées lors d'affrontements jeudi après-midi, près de Gao, principale ville du nord du Mali, entre et le MNLA et le Gatia, deux groupes armés touaregs de[...]

Mali : discussions à Alger, combats vers Gao

Le MNLA et le Gatia, une milice progouvernementale, s’affrontent dans la région de Gao depuis jeudi matin. Des combats qui interviennent alors que devaient reprendre à Alger, la veille, des négociations[...]

Mali : Sultan Ould Bady et le Mujao, un jihadiste en rupture de ban

Le jihadiste Sultan Ould Bady serait en conflit avec le Mujao, au nom duquel il a pourtant récemment revendiqué plusieurs attaques contre les Casques bleus au nord du Mali.[...]

Mali : les contrats d'armement surfacturés, une bombe à retardement pour IBK

L'affaire des contrats d'armement surfacturés continue de faire des victimes... jusque dans le cercle rapproché du chef de l'État. Son conseiller spécial, Sidi Mohamed Kagnassi, a dû[...]

Mali - Seydou Keita : "Pourquoi ne pas terminer à l'AS Roma ?"

À 34 ans, Seydou Keita, le milieu de terrain malien, continue d’évoluer au plus haut niveau. Interview.[...]

Mali : quand Moussa Mara rencontre un rebelle

Moussa Mara, le Premier ministre malien, a rencontré discrètement Moussa Ag Acharatoumane, un représentant du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le 7 octobre à[...]

Interventions armées : l'Afrique de papa revient, vive l'ingérence ?

De la Mauritanie à Djibouti, leur présence ne fait plus grincer des dents. Américains, Français ou Britanniques, on se les arrache au nom de la lutte contre le terrorisme. Résultat : les[...]

Quand le Mali se relèvera

Élu il y a un an avec une majorité confortable et fort d'une sympathie internationale sans précédent, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait toutes les cartes en main pour[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers