Charles Taylor soucieux à l’écoute du jugement, à Leidschendam, près de La Haye, le 20 mai.
© Toussaint Kluiters/ANP/AFP
Reconnu coupable le 26 avril de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, l’ancien président du Liberia Charles Taylor a été condamné ce 30 mai à 50 ans de prison par le TSSL. Il peut encore faire appel.
C’est entendu : à moins d’un coup de théâtre à la suite d’un nouveau procès, ou de bénéficier d’une longévité exceptionnelle et d’une libération anticipée, Charles Taylor finira ses jours en prison. Le jugement rendu par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) mercredi 30 mai au matin laisse peu d’espoir à l’ancien président du Liberia, âgé de 64 ans, de recouvrer un jour la liberté. « La chambre vous condamne unanimement à une peine unique de 50 ans d'emprisonnement », a déclaré le juge samoan Richard Lussick en audience publique à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye, où le procès avait été délocalisé en 2006.
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La peine fixée est donc inférieure à celle de 80 ans d'emprisonnement réclamée par le procureur, le 3 mai dernier. Charles Taylor avait été précédemment reconnu coupable le 26 avril de onze chefs de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, dont viol meurtre et pillage, commis entre 1996 et 2002 en Sierra Leone. Son procès s'était ouvert le 4 juin 2007 et achevé le 11 mars 2011.
Campagne de terreur
Selon ses juges, Taylor a « aidé et encouragé » une campagne de terreur en Sierra Leone pendant la guerre civile qui a fait 120 000 morts entre 1991 et 2001, avec pour objectif d’obtenir le contrôle de l'exploitation des diamants du pays.
S’il souhaite faire appel du jugement et/ou de la peine infligée, Charles Taylor pourra le faire au plus tard quatorze jours après avoir reçu le texte complet du jugement. Un processus qui pourrait prendre plusieurs semaines.
(Avec AFP)

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