Reconnu coupable le 26 avril de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, Charles Taylor doit être fixé sur sa peine ce mercredi. Il pourrait faire appel dans les semaines suivantes.
Charles Taylor aura-t-il ou non l'opportunité de sortir un jour de prison ? C'est toute la question qui se pose aujourd'hui à l'ancien président du Liberia, âgé de 64 ans, alors que sa peine doit être prononcée ce mercredi par le Tribunal spécial sur la Sierra Leone (TSSL) qui l'a reconnu coupable le 26 avril de onze chefs de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, dont viol, meurtre et pillage, commis entre 1996 et 2002.
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Dès 11 heures (9 heures GMT), lors d'une audience publique à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye où le procès a été délocalisé en 2006 pour des raisons de sécurité, le juge samoan Richard Lussick lira un résumé de la décision. Le TSSL suivra-t-il l'accusation, qui a recommandé le 3 mai une peine de 80 ans de prison ?
Appel
Quoi qu'il en soit, Taylor ne sera pas condamné à la « prison à vie », mais il purgera sa peine - peut-être jusqu'à sa mort - en Grande-Bretagne, en vertu d'un accord avec le TSSL. Huit accusés de ce tribunal ont déjà été condamnés à Freetown à des peines allant de 15 à 52 ans de prison.
Il y a cependant peu de doute que la défense fera appel du jugement et/ou de la peine infligée. Elle a 14 jours pour se décider après avoir reçu le texte complet de la décision sur la peine. Un processus qui pourrait prendre plusieurs semaines.
(Avec AFP)

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