Extension Factory Builder
23/05/2012 à 13:00
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Amadou Haya Sanogo a renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012. Amadou Haya Sanogo a renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012. © AFP

Amadou Haya Sanogo a été désigné, par ses partisans, président de la transition, dans la nuit du mardi 22 mai au mercredi 23 mai. La Coordination des organisations patriotiques du Mali, (Copam, pro-putsch), demande en conséquence à l’actuel titulaire officiel du poste, Dioncounda Traoré, de céder sa place.

Réunis depuis lundi à Bamako, les membres de la Coordination des organisations patriotiques du Mali, (Copam), soutiens du capitaine Sanogo, ont décidé d’investir l’auteur du coup d’État du 22 mars comme président de la transition. Il remplacerait ainsi Dioncounda Traoré, actuellement titulaire de ce poste, qui est invité à se retirer.

Amadou Sanogo aurait pour mission le recouvrement de l'intégrité du territoire malien avec l'ensemble de l'armée, alors que le pays est coupé en deux suite au coup d’État du 22 mars, orchestré par le même Sanogo. Celui-ci serait ensuite chargé d'organiser, avec une administration neutre et impartiale, des élections transparentes et crédibles, selon le texte.

Une transition qui débute mal

La période de transition a débuté mardi 22 mai pour une période d’un an. C’est l’ancien président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, qui a été désigné comme président par intérim pour une durée de 40 jours, puis de transition conformément à l' accord signé dimanche entre lui-même, les médiateurs de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et le capitaine Sanogo en personne. Celui-ci - qui avait accepté le 6 avril de rendre le pouvoir aux civils – obtenait en contrepartie le rang d'ancien chef d'État avec tous les privilèges liés à cette fonction.

Sa nomination par ses partisans, à laquelle il n’a pas encore réagi, fragilise un peu plus encore une transition sous tension depuis l’agression de Dioncounda Traoré, lundi 21 mai dans son bureau à Bamako, par des partisans du coup d'État du 22 mars, opposés à son maintien au pouvoir.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

La course pour la direction du bureau Afrique de l'OMS est lancée...

La course pour la direction du bureau Afrique de l'OMS est lancée...

Qui, début novembre, succédera à l'Angolais Luís Gomes Sambo à la tête du bureau Afrique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ?[...]

Mali : ouverture du troisième round de négociations à Alger

Les pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés ont repris mardi à Alger. Le ministre malien des Affaires étrangères a appelé les différents mouvements à[...]

Mali : réouverture des négociations de paix à Alger

La reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés, samedi, à Alger s'inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans le nord du pays.[...]

Mali : à Alger, la médiation face à deux plans de sortie de crise

Alors que la reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés a été reportée au 22 octobre à Alger, "Jeune Afrique" a pu se procurer en[...]

Mali : au moins 7 morts dans des combats entre le MNLA et le Gatia près de Gao

Au moins sept personnes ont été tuées lors d'affrontements jeudi après-midi, près de Gao, principale ville du nord du Mali, entre et le MNLA et le Gatia, deux groupes armés touaregs de[...]

Mali : discussions à Alger, combats vers Gao

Le MNLA et le Gatia, une milice progouvernementale, s’affrontent dans la région de Gao depuis jeudi matin. Des combats qui interviennent alors que devaient reprendre à Alger, la veille, des négociations[...]

Mali : Sultan Ould Bady et le Mujao, un jihadiste en rupture de ban

Le jihadiste Sultan Ould Bady serait en conflit avec le Mujao, au nom duquel il a pourtant récemment revendiqué plusieurs attaques contre les Casques bleus au nord du Mali.[...]

Mali : les contrats d'armement surfacturés, une bombe à retardement pour IBK

L'affaire des contrats d'armement surfacturés continue de faire des victimes... jusque dans le cercle rapproché du chef de l'État. Son conseiller spécial, Sidi Mohamed Kagnassi, a dû[...]

Mali - Seydou Keita : "Pourquoi ne pas terminer à l'AS Roma ?"

À 34 ans, Seydou Keita, le milieu de terrain malien, continue d’évoluer au plus haut niveau. Interview.[...]

Mali : quand Moussa Mara rencontre un rebelle

Moussa Mara, le Premier ministre malien, a rencontré discrètement Moussa Ag Acharatoumane, un représentant du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le 7 octobre à[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers