Conviés au tournoi international de football de la Nakba en Palestine, organisé à l’occasion de la commémoration de l’exode forcé des Palestiniens en 1948, les Mauritaniens ont vécu un voyage éprouvant. Avec quatre joueurs bloqués à la frontière jordanienne.
Mardi 15 mai au soir, à Al-Bireh, dans la banlieue de Ramallah, la Mauritanie a perdu (1-3) face au Kurdistan irakien, une sélection qui n’est pas affiliée à la FIFA, lors de son premier match du tournoi de la Nakba, qui se déroule du 14 au 23 mai. Dans d’autres circonstances, cette défaite contre une équipe qui n’affronte que des provinces italiennes, françaises ou d’Europe du nord lors de compétitions improbables, aurait fait un peu désordre.
Mais les circonstances préalables expliquent très largement ce résultat. « Nous sommes arrivés dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 avril à notre hôtel de Naplouse, en laissant quatre joueurs bloqués en Jordanie. Et quelques heures plus tard, il a fallu faire une heure trente de bus pour aller à Al-Bireh », explique, dans un rire nerveux, Patrice Neveu, le sélectionneur français de la Mauritanie. « Déjà, six joueurs sont restés à Nouakchott, à cause de problèmes de visas », reprend Ahmed Ould Abderrhamane, le président de la Fédération Mauritanienne de Football (FMF).
"Toujours bloqués en Jordanie"
« La délégation a quitté Nouakchott samedi, a fait escale à Casablanca, puis Istanbul et enfin Amman, en Jordanie. Là, quatre joueurs ont été interdits de passer la frontière par les Israéliens, sous prétexte que leur passeport avait moins de six mois de validité. Malgré les efforts de l’ambassade palestinienne, ils sont toujours bloqués en Jordanie », poursuit le dirigeant mauritanien, qui a installé ses joueurs dans un hôtel local avant de rejoindre Ramallah.
En Cisjordanie, Patrice Neveu doit se débrouiller pour finir le tournoi avec seize joueurs, gardiens de but inclus. Les Mourabitounes rejoueront jeudi soir face à l’équipe olympique indonésienne. Avec la perspective de voir leur séjour prendre fin, soixante-douze heures après leur arrivée…
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Alexis Billebault, à Al-Bireh

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