Nabil Karoui, le directeur de la chaîne tunisienne Nessma TV, a été reconnu coupable "d’atteinte aux bonnes mœurs" ce jeudi 3 mai par un tribunal de Tunis. Il devra s’acquitter d’une amende de 2 400 dinars pour avoir diffusé le film franco-iranien Persepolis, le 7 octobre dernier.
Alors que l’on célèbre ce jeudi 3 mai la journée mondiale de la liberté de la presse, le verdict de « l’Affaire Persepolis » tombe... assez mal. Nabil Karoui, le patron de la chaîne tunisienne Nessma TV, est condamné pour « atteinte aux bonnes mœurs et trouble de l'ordre public », suite à la diffusion du film de Marjane Satrapi en octobre dernier, selon le jugement annoncé au tribunal de première instance de Tunis. Le directeur, absent lors de l’annonce du verdict, devra s’acquitter d’une amende de 2 400 dinars (1 300 euros environ). L'accusation d'« atteinte au sacré », elle, n’a pas été retenue par les juges, pour cause de vice de procédure.
Ouvert le 16 novembre et reporté à deux reprises, le procès Karoui a provoqué un tollé et divisé profondément la société tunisienne. Nabil Karoui était poursuivi par un collectif de 140 avocats pour avoir diffusé sur Nessma TV, le 7 octobre dernier, le film franco-iranien « Persepolis », qui raconte les dérives du régime iranien à travers les yeux d’une petite fille. En cause : une scène où Dieu est représenté, un principe proscrit par l’islam. Nabil Karoui s'était excusé pour la diffusion de ce dessin-animé dès le 11 octobre, reconnaissant avoir lui-même été choqué par ladite scène. « Je m'excuse. Je suis désolé pour tous les gens qui ont été dérangés par cette séquence, qui me heurte moi-même », avait-il dit.
Ce procès, dont la dernière audience avait eu lieu le 19 avril, était devenu, pour de nombreux Tunisiens, celui de la liberté de la presse. Au-delà de la justice tunisienne, c’est notamment le gouvernement Ennahdha et les dérives identitaires qui sont mis en cause par les médias et une partie de la société civile.
Outre Nabil Karoui, un responsable de la production et un technicien de la chaîne ont également écopé d'une amende de 1 200 dinars chacun.
(Avec AFP)

François Hollande en visite express à Addis-Abeba pour les 50 ans de l'(O)UA
50 ans de l'UA : panafricanisme, la longue marche vers l'unité
Chronologie : l'UA, une institution en mouvement







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Soldats du mouvement rebelle congolais du M23, le 1er décembre 2012 à Goma
L'ancien patron d'Elf, Loïk Le Floch-Prigent (2e g), le 17 septembre 2012 à Lomé
Capture d'une vidéo de la chaîne nigérienne Télé Sahel montrant les débris du véhicule ayant servi à un attentat suicide le 23 mai 2013 à Agadez
Capture d'écran non datée d'une vidéo fournie par l'agence mauritanienne Ani montrant Mokhtar Belmokhtar
Photo fournie le 20 janvier 2013 par SITE Intelligence Group de Mokhtar Belmokhtar
Un opposant après la dispersion d'une manifestation le 23 mai 2013 à Lomé
Le porte-parole du groupe salafiste jihadiste Ansar Asharia, Seifeddine Raïs, le 16 mai 2013 à Tunis
Cette photo publiée le 22 mai 2013 par la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Unamid) montre une réfugiée qui a quitté les régions de Labado et Muhajeria, à l'est du Darfour











