Des soldats proches du général Jean-Bosco Ntaganda, qui ont fait défection début avril, affrontent l’armée congolaise dans l’est de la RDC, a confirmé le porte-parole des Forces armées (FARDC).
Mis à jour à 15h27.
« De violents affrontements à l'arme lourde sont en cours près de Mweso [province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, NDLR] », a déclaré dimanche un commandant des FARDC qui participe aux combats. « Le régiment [des FARDC, NDLR] à Mweso a été attaqué vers 5 heures (3 heures GMT) dimanche matin et a réussi à repousser les assaillants, qui sont venus de Kitshanga, à 17 km. Ils ont attaqué une fois de plus vers 17 heures et on les a bloqués », a déclaré le colonel Sylvain Ekenge, porte-parole militaire des deux Kivu.
« Il y a eu à peu près six morts » chez les ex-rebelles et « on a récupéré six armes individuelles », a-t-il ajouté. « Côté FARDC, nous avons à peu près trois blessés que l'on doit évacuer à Goma. Jusque-là, nous n'avons pas encore d'information sur les décès ».
« Une centaine de personnes ont fui Mweso en direction d'un autre village, Kitshanga, à une vingtaine de kilomètres », a indiqué un officier des FARDC. D'autres déplacés ont fui de Mushaki à Goma, capitale du Nord-Kivu, a constaté le correspondant de l'AFP à Goma. Ces événements font suite à la désertion, début avril, de plus d'une dizaine d'officiers supérieurs, proches du général Jean-Bosco Ntaganda, ex-chef d'état-major du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), avec à leur suite quelques centaines d'hommes, dans les provinces instables du Nord et du Sud-Kivu (Est).
Visé par la CPI
Depuis, plusieurs de ces officiers ont réintégré leurs unités ou se sont rendus, et seuls quelques-uns étaient traqués par les FARDC, selon un militaire. Le président Joseph Kabila s'est par ailleurs rendu le 12 avril aux Kivu pour rappeler les troupes à l'ordre et menacer de sanctions les soldats indisciplinés.
Habituellement basé à Goma, Jean-Bosco Ntaganda est visé depuis 2006 par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne d’enrôlement d’enfants. Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo a annoncé mi-mars qu'il allait demander un nouveau mandat d'arrêt contre lui pour des viols et meurtres commis pendant qu'il était à la tête du CNDP et après son intégration dans l'armée en 2009.
Changement de discours
S’il a toujours refusé de l'arrêter, le président Joseph Kabila a récemment changer de discours. « Cette indiscipline qui s'est manifestée dans l'armée, cette fois-ci je viens régler ça. À la prochaine, que ce soit Bosco Ntaganda ou n'importe quel autre officier, ils seront arrêtés et déférés devant la justice », avait-il mis en garde lors de sa récente visite à Goma.
Une déclaration qui intervenait peu de temps après la condamnation de Thomas Lubanga par la CPI, le 14 mars, pour enrôlement, souscription et utilisation d’enfants-soldats durant la guerre civile en Ituri (RDC) en 2002-2003.

Dlamini-Zuma place le sommet des 50 ans de l'UA sous le signe du "panafricanisme"
Algérie : Bouteflika et les autres patients africains du Val-de-Grâce
RDC : arrivée de Ban Ki-moon en pleine reprise des combats au Kivu







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Le responsable aux relations extérieures du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (d), le 9 juin 2012 à Ougadougou
L'entraîneur du Mali Patrice Carteron, lors d'une conférence de presse pendant la CAN, le 8 février 2013 à Port Elizabeth
Un homme court sous la pluie, le 27 novembre 2007 Ã Astawali dans la banlieue ouest d'Alger
Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012
Des milliers de Congolais fuient les combats entre l'armée et la rébellion, près de Sake et Goma, le 22 novembre 2012
Ban Ki-moon (g) en compagnie du président congolais Joseph Kabila (c) et du président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, à Kinshsa, le 22 mai 2013
Jean-François Delfraissy, directeur général de l'Agence national de recherche sur le sida, le 24 septembre 2009 à Paris
Des chercheurs réunis, le 21 mai 2013 à l'Institut Pasteur de Paris, pour les 30 ans de la découverte du VIH











