Extension Factory Builder
25/04/2012 à 17:29
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Pour Laurent Akoun, la forme de dialogue proposée par le pouvoir pose problème. Pour Laurent Akoun, la forme de dialogue proposée par le pouvoir pose problème. © Reuters

Le Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo) pourrait ne pas participer au dialogue politique organisé par le pouvoir d’Alassane Ouattara les 27 et 28 avril à Grand-Bassam (est d’Abidjan). Laurent Akoun, secrétaire général par intérim du FPI, joint au téléphone à Abidjan, en donne les raisons.

Jeune Afrique : Les 27 et 28 avril, le pouvoir appelle l’opposition ivoirienne à un dialogue politique. Allez-vous y participer ?

Laurent Akoun : Nous sommes aujourd’hui le 25 avril, il y a encore deux jours avant la tenue de cette rencontre que le pouvoir appelle conclave, un terme d’ailleurs bien curieux. Vous verrez si nous y participerons ou non.

Des informations font état de votre volonté de boycotter cette rencontre. Qu’en est-il ?

Au FPI, nous sommes favorables au dialogue, c’est nous qui sommes demandeurs. Depuis que nous avons repris nos activités au lendemain des évènements postélectoraux, nous ne faisons que demander à dialoguer avec le pouvoir. Le dialogue et l’alternance politiques font partie de notre culture. S’il devait avoir un boycott, ce ne serait donc pas à notre niveau.

Qu’est-ce qui explique, dans ce cas, votre hésitation à participer à la rencontre des 27 et 28 avril ?

Nous n’avons pas dit « niet » au gouvernement. C’est la forme du dialogue qui nous pose problème. En septembre, à la faveur de la rencontre que nous avons eue avec Alassane Ouattara, nous avons remis au gouvernement un mémorandum qui contient l’essentiel de nos préoccupations - qui sont celles des Ivoiriens, notamment la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire. Nous nous interrogeons juste sur les termes de référence de ce « conclave », qui ne précisent aucune rencontre préparatoire. Or, il aurait fallu qu’il y ait des rencontres préparatoires pour, entre autres, établir un chronogramme clair et consensuel. Cette préoccupation que nous avons transmise par courrier au Premier ministre n’a pas été acceptée. Il est trop facile de chercher à diaboliser le FPI en le présentant comme un parti qui refuse le dialogue alors que c’est lui qui en est demandeur.

Une partie de l’opposition conduite par Gervais Coulibaly, président de la Ligue des mouvements pour le progrès (LMP, coalition de plusieurs petits partis de l’opposition), compte participer au dialogue avec le pouvoir. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Rien ne nous contrarie dans le choix fait par Gervais Coulibaly de discuter avec le pouvoir. De même, le pouvoir est libre de discuter avec qui il veut.

____

Propos recueillis par André Silver Konan, à Abidjan.

 
 

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire : la commission électorale, cocktail explosif

Côte d'Ivoire : la commission électorale, cocktail explosif

L'accord sur la composition de la commission électorale ivoirienne, signé le 11 août entre les partis, est fondamental pour la tenue de la prochaine présidentielle en 2015. S'il s'effrite, les dém[...]

Côte d'Ivoire : l'ombre de gbagbo

Laurent Gbagbo sera bien jugé à la Cour pénale internationale (CPI). C'est officiel depuis le 12 juin, date à laquelle les juges ont confirmé les quatre charges de crimes contre[...]

Ebola : la Côte d'Ivoire annonce l'ouverture de couloirs humanitaires avec la Guinée et le Liberia

La Côte d’Ivoire, épargnée par l'épidémie d'Ebola, a annoncé lundi soir l’ouverture de couloirs humanitaires avec la Guinée et le Liberia. Ses frontières avec ces[...]

Côte d'Ivoire : le siège du FPI attaqué et vandalisé par des jeunes

Un groupe d'une vingtaine de jeunes a saccagé lundi à Abidjan le siège du Front populaire ivoirien (FPI), de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Plusieurs membres du parti ont été[...]

Côte d'Ivoire - Christian Bouquet : "Certains n'ont pas tiré de leçons du passé"

Selon Christian Bouquet, spécialiste français de la Côte d'Ivoire et auteur du "Désespoir de Kourouma", des symptômes inquiétants pour la démocratie subsistent.[...]

Côte d'Ivoire : présidentielle 2015, les lièvres et la tortue

Alors que la présidentielle de 2015 se dessine, les grands leaders politiques s'apprêtent à se lancer dans la course. Alassane Ouattara, déjà candidat, préfère, lui, rester[...]

Côte d'Ivoire : le FPI se déchire au sujet de la commission électorale

Le parti de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo se déchire sur sa participation à la nouvelle commission électorale, chargée d'organiser la cruciale présidentielle de 2015. Pour les[...]

Côte d'Ivoire : un VRP nommé Ouattara

Pour le président ivoirien Alassane Ouattara, qui savourait fin août ses derniers jours de vacances à Mougins, dans le sud de la France, la rentrée s'annonce chargée avec un voyage en[...]

Ebola : inquiète des conséquences économiques, la BAD va mobiliser 150 millions de dollars

Après avoir octroyé 60 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), pour lutter contre l’épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la Banque africaine de[...]

Côte d'Ivoire : la commune du Plateau se fait noter

La commune du Plateau est devenue la deuxième collectivité locale d’Afrique occidentale francophone, après la ville de Dakar, à se faire noter par Bloomfield Investments.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Buy VentolinBuy Antabuse Buy ZithromaxBuy Valtrex