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20/04/2012 à 17:13
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Alassane Ouattara, qui dirige actuellement la Cedeao, le 17 avril 2012 à Abidjan. Alassane Ouattara, qui dirige actuellement la Cedeao, le 17 avril 2012 à Abidjan. © Sia Kambou

Les États membres de la Cedeao se réuniront jeudi 26 avril en sommet extraordinaire à Abidjan. À l'ordre du jour, les crises malienne et bissau-guinéenne.

 « Il y a un sommet extraordinaire des chefs d'État jeudi (26 avril) à 10 heures (locales et GMT) à Abidjan sur le Mali et la Guinée-Bissau ». C’est ce qu’à indiqué l’entourage du président ivoirien Alassane Ouattara, qui est à la tête de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao).

L’organisation régionale fait face à deux crises majeures simultanées, suite à des coups d’État au Mali le 22 mars puis en Guinée-Bissau le 12 avril.

Bien qu’un Premier ministre de transition ait été nommé au Mali, la Cedeao soupçonne aujourd’hui les militaires, qui avaient renversé le président Amadou Toumani Touré, de ne pas vouloir céder le pouvoir aux civils, et ce malgré l’Accord-cadre conclu avec la Cedeao le 6 avril. L’instance régionale envisage par ailleurs - au cas où le dialogue échouerait - de dépêcher une force militaire dans le nord du pays, aujourd’hui contrôlé par la rébellion touarègue et des groupes islamistes armés, parmi lesquels Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

"Usurpation du pouvoir"

Quant à la Guinée-Bissau, l’organisation régionale a formellement condamné jeudi la mise en place d'un « Conseil national de transition ». La Cedeao n’exclu pas non plus de recourir à la force face à cette « usurpation du pouvoir » par les auteurs du putsch du 12 avril. Les pays lusophones, au premier rang desquels le Portugal, ancienne puissance coloniale en Guinée-Bissau et l’Angola, ont demandé jeudi soir au Conseil de sécurité de l’Onu d’envoyer une « force de stabilisation ».

Celle-ci pourrait intégrer des contingents d'Afrique de l'Ouest et de pays lusophones, notamment des soldats angolais déjà présents sur place dans le cadre d'un accord bilatéral de coopération. « La Guinée-Bissau n'acceptera pas une force d'interposition car la situation ne l'exige pas. Si on lui envoie une force, elle défendra son intégrité territoriale », a répondu vendredi le lieutenant-colonel Daba Na Walna.

(Avec AFP)
 

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