Alors que la rébellion touarègue progresse vers le sud du Mali après s'être emparée du Nord, la France conseille à ses ressortisants de quitter le pays. Sans le dire, Paris redoute qu'un fort sentiment anti-Français ne conduise à des violences envers ses quelque 5 000 ressortissants, voire que des enlèvements soient commis par Aqmi à Bamako.
La prise par les rebelles touaregs des villes du nord du Mali fait monter la tension à Bamako, où l’on redoute des émeutes anti-Touaregs, voire anti « peaux-rouges » - c'est-à-dire dirigées contre toutes les personnes de teint clair. Et les Européens risquent de ne pas être épargnés si des violences éclataient, notamment les Français, Paris étant suspecté par nombre de Maliens de soutenir en catimini les combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion).
Pour parer à tout risque lié à un éventuel « syndrome ivoirien », le ministère français des Affaires étrangères a indiqué lundi sur son site internet qu'il conseillait à ses quelque 5 000 ressortissants « dont la présence n'est pas indispensable de quitter provisoirement » le Mali, « compte tenu de l'instabilité de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans le pays et notamment à Bamako ».
Pas d'intervention militaire française
« Il est recommandé d'éviter tout déplacement au Mali jusqu'à nouvel ordre », ajoute le Quai d'Orsay, alors que les rebelles touaregs et des groupes armés islamistes progressent vers le Sud.
« La situation est dangereuse, c'est la raison pour laquelle j'ai demandé à nos ressortissants dont la présence n'est pas indispensable de quitter le pays », a déclaré Alain Juppé à des journalistes à Dakar, où est prévu ce lundi sommet de la Cedeao associant des représentants de la communauté internationale, en marge de l'investiture du nouveau président Macky Sall. Et le ministre français des Affaires étrangères d’ajouter : « Nous pouvons aider sur le plan logistique ou la formation, mais il n'est pas question de mettre des soldats français sur le sol du Mali. »
(Avec AFP)

Algérie : FLN, y a-t-il un pilote dans l'avion ?
Mali : Bamako "prêt à signer" un accord avec les rebelles touaregs
Afrique du Sud : à Soweto, les catholiques appellent à poursuivre le rêve de Mandela







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Des soldats nigérians patrouillent le 5 juin 2013 dans l'Etat de Borno
L'équipe de Tahiti pose au complet lors d'un stage de préparation au Chili avant la Coupe des Confédérations, le 24 mai 2013
Photo transmise le 25 décembre 2012 par Sahara Media d'Abdelhamid Abou Zeïd, l'un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)
Le président de la Gambie, Yahya Jammeh, le 27 février 2013 à Yamoussoukro
Le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai, en meeting le 19 mai 2013 à Harare
Le Premier ministre guinéen, Mohamed Saïd Fofana, le 25 décembre 2010 à Conakry
Un enfant à Qunu, village d'enfance de Nelson Mandela, le 14 juin 2013
Des enfants jouent à Qunu, village d'enfance de Nelson Mandela, le 14 juin 2013











