Au moins 23 personnes ont été exécutées suite à une condamnation à mort en Afrique en 2011, selon le rapport annuel d’Amnesty International. Si le bilan n’est que partiel puisque les chiffres de la Libye notamment ne sont pas disponibles, l’ONG a déclaré distinguer « d’importantes avancées ».
La Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan et l’Égypte sont les mauvais élèves du continent en 2011 avec, à leur actif, 23 exécutions, selon les chiffres d’Amnesty International. Un bilan à relativiser puisque l’ONG ne dispose pour cette année d’aucune information sur les exécutions en Libye. A sa connaissance, aucune condamnation à mort n’y a été prononcée mais « les exécutions extrajudiciaires, la torture et les détentions arbitraires étaient nombreuses ».
Selon Amnesty, c’est la région de l’Afrique subsaharienne qui tire son épingle du jeu avec « d’importantes avancées en 2011 ». La Sierra Leone a ainsi instauré un moratoire officiel sur les exécutions, tout comme au Nigeria où celui-ci a été confirmé. Au Bénin, l’avancée est même plus claire puisque le pays a adopté une loi en vue de ratifier le principal traité des Nations Unies qui vise à abolir la peine de mort. Au Ghana également, la commission chargée de réviser la Constitution a préconisé l’abolition. Sur les 49 États de la sous-région, seuls 14 sont encore classés comme non abolitionnistes par l’organisation.
Forte augmentation du nombre de mises à mort au Moyen Orient
Si les informations sur certains pays ne sont pas disponibles, ou ne sont dans le rapport que des estimations basses, et si les exécutions extrajudiciaires restent « nombreuses », le continent s’installe donc dans une évolution positive. Une bonne partie des pays sont ainsi qualifiés d’« abolitionnistes en pratique », leur sentence de mort n’étant pas suivi d’effet, comme en Algérie ou 58 condamnations ont été prononcées sans qu’aucune exécution n’ait eu lieu.
En comparaison, la Chine, et ses milliers d’exécutions, fait pâle figure. Pékin a exécuté plus de prisonniers que tous les pays du globe réunis – « même si l’on ignore le nombre exact de condamnés mis à mort, ce chiffre étant classé secret d’État ». Enfin, au Moyen-Orient, le nombre d’exécutions confirmées a augmenté de près de 50 % avec une augmentation brutale en Iran (360), en Irak (68) et en Arabie Saoudite (82).

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