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19/03/2012 à 17:01
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Depuis l'arrivée de Vahid Halilhodzic en Algérie, l'équipe n'a pas perdu une rencontre. Depuis l'arrivée de Vahid Halilhodzic en Algérie, l'équipe n'a pas perdu une rencontre. © AFP

Invaincu depuis qu’il est le sélectionneur de l’Algérie (juillet 2011), Vahid Halilhodzic attend les trois matches de juin pour se faire une idée plus précise de son équipe. Le technicien franco-bosnien, rassuré sur la motivation de son groupe, attend de lui qu’il monte en puissance.

Jeune Afrique : Votre bilan à la tête de la sélection algérienne (3 victoires et un nul) vous satisfait-il ?

Vahid Halilhodzic : Il est évidemment positif pour une équipe de gagner. Mais je sais aussi qu’un jour, nous perdrons. Cela me permettra de savoir ce que ce groupe a dans le ventre, de voir quelle est sa réaction face à l’échec. Il ne faut donc tirer aucune conclusion, nous n’avons encore rien gagné ! En juin, nous allons affronter la Gambie (pour la CAN 2013), le Rwanda et le Mali (pour le Mondial  2014). Ce seront trois vrais tests.

À votre arrivée, la sélection venait de subir une déroute au Maroc (0-4, le 3 juin 2011)…

Au mois d’août, lors du premier rassemblement à Marcoussis, je me suis demandé si j’allais rester. J’ai trouvé un groupe psychologiquement atteint, et pas seulement à cause de la défaite au Maroc. Les joueurs, devenus des héros après la qualification pour la Coupe du Monde 2010, ont pour certains très mal vécu les critiques après le tournoi. Mais au final, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire avec cette équipe.

Le match nul en Tanzanie (1-1, le 3 septembre 2011), pour votre première sur le banc algérien, a-t-il constitué un déclic ?

En quelque sorte. Même si certains joueurs n’étaient pas au top physiquement, tout le monde a fait preuve d’une énorme envie. L’équipe a joué de manière offensive comme je l’avais demandé quand je suis arrivé.

Vous avez choisi, pour le match en Gambie, comptant pour les  qualifications de la CAN 2013 (2-1), de vous passer de Karim Ziani, que vous n’aviez pas convoqué pour d’autres rencontres…

La presse est omniprésente, je reçois parfois des appels à minuit trente. Mais les Algériens sont passionnés de foot, alors, il faut l’accepter.

Avec Sofiane Feghouli (Valence CF, ESP) et Ryad Boudebouz (Sochaux, FRA), il y a beaucoup de concurrence, et Karim Ziani doit l’accepter. Quand on convoque un joueur de ce niveau, ce n’est pas pour le mettre sur le banc. Et je ne peux pas garantir à Ziani une place de titulaire.

Le fait qu’il joue au Qatar, à Al-Jaish, est-il un problème ?

Vous savez comme moi que le championnat du Qatar n’est pas d’un très haut niveau. Moi, j’ai besoin de former un groupe, et il faut faire des choix. J’attends d’un joueur comme Boudebouz qu’il prenne davantage ses responsabilités. Les jeunes plein de talent, comme Feghouli ou Cadamuro, font partie d’une génération qui peut jouer ensemble pendant sept ou huit ans, peut-être plus.

Travailler en Algérie, est-ce facile ?

La presse est omniprésente, je reçois parfois des appels à minuit trente. Mais les Algériens sont passionnés de foot, alors, il faut l’accepter. J’ai la chance que Mohamed Raouraoua, le président de la fédération, soit ambitieux et qu’il me soutienne. Je passe par ailleurs beaucoup de temps sur place, pour aller voir des matches du championnat, et trouver des joueurs susceptibles d’intégrer la sélection. Je fais tout pour réussir…

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Propos recueillis par Alexis Billebault

 

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