François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle française, a eu un entretien de près d’une heure jeudi 15 mars à Paris avec le président nigérien Mahamadou Issoufou, "symbole démocratique en Afrique", selon le délégué Afrique du PS.
Raillé par le camp du président-candidat Nicolas Sarkozy pour son manque de « stature internationale », François Hollande fait le choix de s’afficher avec le chef de l’État nigérien Mahamadou Issoufou.
En France depuis le dimanche 11 mars pour assister au Forum mondial de l’eau, le président nigérien a rencontré le candidat du Parti socialiste français (PS) pendant près d’une heure, jeudi 15 mars, au siège parisien de l’Unesco. Parmi les thèmes abordés : le partenariat franco-nigérien, la sécurité dans la sous-région, les otages français capturés à Arlit (nord du Niger) en septembre 2010, ainsi que les projets de développement rural et les infrastructures régionales.
On ne sait pas, en revanche, s’ils ont évoqué le dossier de l’énergie nucléaire, dont François Hollande s’est engagé à réduire la part dans la production d’électricité en France, mais dont Mahamadou Issoufou est un fervent défenseur. Son pays est l’un des principaux fournisseurs d’uranium au géant français Areva, dont Issoufou a également rencontré le président du directoire, Luc Oursel.
Proximité idéologique
« Le choix du président Issoufou était évident compte tenu du symbole démocratique qu’il représente après son élection incontestée suite au putsch contre l’ancien président Tandja et à la transition », explique le délégué Afrique du Parti socialiste, Thomas Mélonio.
De son côté, Mahamadou Issoufou a une proximité idéologique évidente avec François Hollande : il est vice-président de l’Internationale socialiste et c’est un proche d’Arnaud Montebourg, le principal représentant de l’aile gauche du PS, qui vient d’être nommé représentant spécial du candidat français.
Pour autant, le président nigérien n’a pas coupé les ponts avec le gouvernement français. Le 4 mars, à Niamey, il a reçu une « visite privée » du ministre chargé des Transports, Thierry Mariani (qu’il connaît de longue date). Au cours de sa visite parisienne, qui doit s’achever samedi 17 mars, il s’est entretenu avec le ministre de la Coopération Henri de Raincourt, ainsi qu'avec le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant.

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