Des migrants faisant partie d'un réseau de traite d'êtres humains, à Benghazi le 15 mars 2012.
© AFP
Les services de sécurité libyens ont arrêté cinq personnes impliquées dans un réseau de traite d’être humains, jeudi 15 mars. Des migrants clandestins venus de Somalie et du Bangladesh étaient retenus dans une ferme et utilisés comme esclaves.
Ils séquestraient des migrants clandestins pour racketter leurs proches. C’est ce qu’ont découvert les services de sécurité libyens. Jeudi 15 mars, un réseau de traite d’êtres humains a été démantelé, et cinq de ses membres arrêtés.
Quelque 52 clandestins, d’origine somalienne ou bangladaise ont été découverts dans une ferme à Benghazi, dans l’est du pays, a indiqué le responsable de l'enquête Hussein Al-Sahli. Après être rentrer en Libye, les Bengalais étaient retenus en otage, et des rançons étaient demandées à leurs proches en échange de leur libération.
Le chef présumé de la bande, originaire du Bangladesh lui aussi, a indiqué qu'il dirigeait le réseau depuis près de trois mois, durant lesquels il a fait venir quelque 200 migrants illégaux du Bangladesh.
Au temps de l'esclavage
Le propriétaire de la ferme, un Libyen, payait quant à lui des pots-de-vin afin d’obtenir la libération de migrants clandestins détenus dans les centre de rétention. Objectif de la manoeuvre : exploiter ensuite ces derniers comme « esclaves », a expliqué Hussein Al-Sahli.
D’autre part, quelques 150 migrants clandestins somaliens ont été arrêtés entre mercredi et jeudi à Tajoura, dans la banlieue-est de Tripoli, a annoncé l'agence officielle libyenne Lana. Le chef du conseil militaire de Tajoura, Ahmed Al-Habichi, a affirmé que les immigrants qui étaient « en bonne santé » ont été remis aux services de sécurité chargés d'enquêter.
(Avec AFP)

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