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13/03/2012 à 16:00
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Les militaires mauritaniens assurent avoir tiré sur une colonne de véhicules appartenant à Aqmi. Les militaires mauritaniens assurent avoir tiré sur une colonne de véhicules appartenant à Aqmi. © Frédéric Florin/AFP

Après avoir effectué un raid qui a blessé deux civils au nord de Tombouctou, l’armée mauritanienne continue de patrouiller au Nord-Mali. Sans l’armée malienne.

C’est aux environs de 17 heures, dimanche 11 mars, que deux avions militaires mauritaniens effectuent un raid sur une voiture qui vient de quitter le marché hebdomadaire du site d'Attwal, à 70 km au Nord de Tombouctou. Contrairement à la thèse des militaires mauritaniens, les autorités locales nient tout lien entre le véhicule visé et Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

« C’est une voiture de commerçants qui ont amené des céréales au marché hebdomadaire d'Attwal. Ils retournaient à Tombouctou lorsque les mauritaniens ont tiré sur eux », explique le maire de la commune de Salam, Mohamed Taher Ould Alhadj. Deux personnes sont légèrement blessées par la déflagration des missiles, parmi lesquels le cousin du maire, qui a été amené à l’hôpital de Tombouctou, et une femme originaire d’Attwal.

Les populations déplacées en panique

« Le lendemain, l’armée de terre mauritanienne est venue et a donné à la femme blessée une somme d’argent en monnaie mauritanienne équivalente à 25 000 F CFA », dit le maire. L'armée mauritanienne sillonne actuellement la zone au nord de Tombouctou, sans la présence de l’armée malienne à ses côtés. Conséquence : les populations déplacées qui s’y trouvent à cause de la rébellion touarègue ont fui en s’éparpillant en tous sens.

Une situation qui n’est pas du goût des autorités locales. Celles-ci affirment que l’attaque mauritanienne n’a ciblé que des civils. En outre, elles assurent se mobiliser déjà pour chasser Aqmi de la commune. De fait, au mois de mai 2011, des djihadistes puissamment armés sont venus pour l’inauguration du marché hebdomadaire. Le maire leur a alors demandé de quitter les lieux au prétexte qu’ils faisaient peur à la population et que leur présence nuisait à l’engagement des partenaires au développement dans la localité. Après une chaude discussion, les indésirables sont finalement partis.

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Par Baba Ahmed, à Bamako

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