Hillary Clinton se met à l’heure africaine. De Londres jeudi, où elle participera à un sommet sur la paix en Somalie, la secrétaire d’État américaine se rendra en Tunisie, en Algérie, où elle rencontrera Abdelaziz Bouteflika, puis au Maroc. Au programme : le Printemps arabe, la Syrie, le Sahara et, en ligne de mire, l’UMA.
Programme chargé et emploi du temps africain complet pour Hillary Clinton. La secrétaire d’État américaine va consacrer sa fin de semaine au continent en commençant à Londres par un sommet sur la Somalie jeudi. La « conférence, présidée par le premier ministre britannique David Cameron, portera sur l'instauration de la paix et de la stabilité en Somalie », indique un communiqué du département américain, alors que les troupes éthiopiennes et celles du gouvernement de transition somalien ont annoncé mercredi qu'elles s'étaient emparées de Baïda, bastion des miliciens Shebab.
Sitôt « bouclé » le dossier somalien, Hillary Clinton prendra la route de la Tunisie où elle participera vendredi à la conférence « des amis de la Syrie », afin d'appuyer l'initiative de paix avancée par la Ligue arabe. « Une approche unique, adaptée à des circonstances spécifiques […] qui permettra de sauvegarder l'intégrité du pays », a expliqué l’Américaine, qui s’était montrée particulièrement hostile à la proposition de référendum de Bachar al-Assad, parlant d’initiative « ridicule » et insistant sur la répression sanglante opérée par le régime à Homs.
Washington se pose en rassembleur
Dans ce qui apparaît comme un coup de pouce en faveur de l’hypothétique renforcement de l’Union du Maghreb arabe (UMA), la secrétaire d’État a également prévu de sillonner la région. Celle-ci rencontrera le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, avant de s’envoler vers l’Algérie le 25 février, un pays où elle se rend pour la première fois en visite officielle et où elle dialoguera avec le président Abdelaziz Bouteflika au sujet des prochaines législatives algériennes.
Enfin, la chef de la diplomatie américaine ne pouvait occulter le Maroc, où il est prévu qu’elle rencontre dimanche le Premier ministre du pays, Abdelilah Benkirane, dans le cadre officiel de la cérémonie de pose de la première pierre de la nouvelle ambassade américaine à Rabat.
Au menu officieux des discussions s’invitera sans doute le dossier du Sahara occidental, dans lequel Washington soutient le plan d’autonomie proposé par Rabat. Un point clé si les États-Unis veulent favoriser le réchauffement les relations entre les voisins maghrébins, le Maroc et l'Algérie.
Article suivant :
France - Guinée équatoriale : couac diplomatique
Article précédent :
France : la réussite allemande, un modèle pour Sarkozy
1.Dr. Cherif Ghalizani - 25/02/2012 à 23h:02Madame Hilary Clinton une fois pour toute elle devra realiser que le seul pays arabe qui se tient debout ..actuellement c est l'Algerie. Il faut quand[...] Lire
2.Bernstein - 25/02/2012 à 19h:02L'Algérie doit changer. Les frontières avec le Maroc doivent être rouvertes sous réserve de lutte contre le terrorisme et l[...] Lire
3.Beurgeois - 24/02/2012 à 13h:02comme d'habitude, les zarabes attendent la feuille de route de leurs maîtres almiricane pour voir comment il faudrait gérer les peuples a[...] Lire
4.A.BENHAJTAIEB - 23/02/2012 à 15h:02Les USA, après avoir semé la zizanie et la destruction en extrême et proche Orient, voici le tour à l'Afrique du Nord. [...] Lire
5.oo - 23/02/2012 à 14h:02au contraire, reserver au Maroc la derniere visite est pratique courante et permet d informer les interlocuteurs marocains de ce qui se sera dit a Alg[...] Lire