20/02/2012 à 17h:47 Par Frédéric Maury
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Mustafa Abdel-Wadood, le D.G. d'Abraaj Capital, gère désormais 7,5 milliards de dollars. Mustafa Abdel-Wadood, le D.G. d'Abraaj Capital, gère désormais 7,5 milliards de dollars. © Abraaj Capital

Le financier basé à Dubaï annonce la reprise d'Aureos Capital. Fort d'une première acquisition en Afrique du Nord en 2011, Abraaj Capital est désormais l'un des tout premiers capital-investisseurs sur le continent.

Six mois ont passé et revoilà Abraaj Capital. Repreneur en août dernier de l'activité capital-investissement en Afrique du Nord du français Amundi, le principal capital-investisseur du Moyen-Orient s'offre cette fois Aureos Capital.

Née en 2001 d'un démembrement de l'agence de développement britannique Commonwealth Development Corporation (CDC), Aureos Capital est devenu depuis l'un des tous premiers investisseurs au monde dans le capital des PME des marchés émergents, de l'Asie à l'Amérique latine. En Afrique, Aureos a levé et gère cinq fonds pour un total de 571 millions de dollars. Parmi ceux-ci, on compte le fonds panafricain Aureos Africa Fund, qui a atteint fin 2010 une taille de 381 millions de dollars, ou encore le fonds spécialisé dans la santé Africa Health Fund (105 millions de dollars).

Avec une équipe de plus d'une trentaine de professionnels répartis dans plusieurs bureaux africains, de Casablanca à Nairobi en passant par Dakar, Aureos Capital a réalisé des dizaines d'investissements au capital de PME africaines, dont plusieurs en Afrique francophone. Les Sénégalais Matforce et Ciments du Sahel ont ainsi compté à leur tour de table le capital-investisseur tandis que Bank of Africa s'est associé plusieurs fois avec Aureos Capital lors de ses développements en Afrique centrale et de l'Est.

"Opportunité très excitante"

« C'est une opportunité très excitante pour Abraaj Capital et cela nous permettra d'étendre encore notre position de leader sur les marchés émergents », a souligné à l'occasion de l'annonce du rachat d’Aureos Capital Mustafa Abdel-Wadood, le directeur général d'Abraaj Capital, qui affiche désormais 7,5 milliards de dollars sous gestion et une présence dans une trentaine de pays.

« Après l'acquisition d'Amundi [Amundi Private Equity Funds, NDLR] en Afrique du Nord, Abraaj Capital cherchait à se développer au sud du Sahara, explique un financier très proche d'Aureos Capital. Le faire en rachetant une équipe et des fonds existants leur permet de prendre de vitesse les autres grands capital-investisseurs internationaux qui s'intéressent à l'Afrique. »

Plus qu'en compétence technique, les équipes d'Aureos Capital, qui détenaient depuis 2009 la totalité du capital de la société, gagnent surtout avec cette opération un accès direct aux grands souscripteurs internationaux, notamment les fonds souverains qui font confiance à Abraaj Capital. Jusqu'à présent, les fonds d'Aureos Capital étaient en effet surtout soutenus par les grandes agences de développement internationales, comme la CDC ou la Société Financière Internationale (SFI, Groupe Banque Mondiale).

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