17/02/2012 à 15h:59 Par Jeune Afrique
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des policiers en position pour faire respecter l'interdiction de manifester à Dakar. Des policiers en position pour faire respecter l'interdiction de manifester à Dakar. © AFP

L’opposition sénégalaise a appelé vendredi à une nouvelle journée de manifestations à Dakar, la quatrième consécutive, contre la candidature d’Abdoulaye Wade à la présidentielle sénégalaise du 26 février. Malgré la nouvelle interdiction du gouvernement, le rendez-vous est une nouvelle fois fixé place de l’Indépendance.

Le Mouvement du 23 juin (M23) a une nouvelle fois appelé à la mobilisation vendredi et samedi sur la place de l’Indépendance afin de dénoncer « la forfaiture politique », « la violation de la constitution » et d’exiger « le retrait inconditionnel de la candidature » d’Abdoulaye Wade. C'est via sa page Facebook qu'Ibrahima Fall appelle au rassemblement ce vendredi après-midi ainsi que samedi à 11h, tandis qu'Idrissa Seck donne rendez-vous « à la prière » via son compte Twitter :

Le gouvernement a aussitôt interdit la tenue de ces événements, comme il l’a d’ailleurs fait lors des trois derniers appels à manifester, notamment, mercredi, quand il avait ordonné à la police de disperser les quelques centaines de Sénégalais ayant bravé l’interdiction.

Wade à l’offensive

Mardi et jeudi, les forces de police ont également empêché le sit-in permanent voulu par le collectif Y’en a marre sur la place de l’Obélisque, interpelant une dizaine de personnes, dont les rappeurs Simon et Kilifeu, membres fondateurs du collectif. Placés en garde à vue, « il leur est reproché d'avoir organisé et participé à une manifestation interdite », indique une source policière.

Pourtant, le M23 assure qu’il a, avant chaque appel à mobilisation, effectué toutes les démarches nécessaires auprès des autorités et que les manifestations devraient entrer dans le cadre normal des activités de la campagne électorale. Un argument rejeté par le ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom : « Lorsque des manifestations sont programmées avec un tout autre objectif qu'une campagne électorale, notamment d'aller au palais déloger son occupant, intervenir devient un devoir », a-t-il affirmé.

Ces événements interviennent pendant l'offensive d'Abdoulaye Wade qui a sillonné le pays ces derniers jours et qui cherche à mettre en avant les dissensions qui apparaissent au sein du M23 entre les différents candidats de l’opposition. Ceux-ci sont en effet obligés de faire campagne sur deux fronts : contre Wade mais également pour eux-mêmes.

(Avec AFP)
 

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Sénégal

Photographie : résistances sénégalaises

Photographie : résistances sénégalaises

Une exposition et un livre reviennent sur les mouvements de révolte qui ont marqué la campagne présidentielle.[...]

État-Unis - Sénégal : les éloges de Carson à... Wade

Barack Obama avait promis en 2008 de soutenir la démocratie partout en Afrique. Abdoulaye Wade ayant accepté le verdict des urnes, Johnnie Carson chargé des affaires africaines au côté d'Hillary[...]

Sénégal - Automobile : les concessionnaires ont le blues

Le président sénégalais Macky Sall a assoupli les restrictions à l'importation de véhicules d'occasion. Une mauvaise nouvelle pour la profession alors que le marché du neuf peine à[...]

Droits de l'homme en Afrique : progrès incertains au Nord, attentes pour le Sud

Amnesty International a rendu public, jeudi 24 mai, son rapport annuel sur l’état des droits de l’homme dans le monde. En ce qui concerne le continent africain, l’année 2011 a été[...]

Sénégal : des désirs à la réalité économique

Le nouveau gouvernement de Macky Sall pourra-t-il tenir ses engagements socio-économiques ? En avril déjà, Amadou Kane, le ministre de l'Économie, avait qualifié l'état des finances[...]

Sénégal : Abdoulaye Wade, un petit tour et puis revient... aux législatives

La retraite, très peu pour lui. Abdoulaye Wade a vite reconnu sa défaite à la présidentielle, mais le voici bien décidé à mener la bataille des législatives[...]

France-Afrique : Hollande et nous

Le nouveau président français François Hollande connaît très mal le continent. Va-t-il y mener une autre politique que son prédécesseur ? Pas fondamentalement. Un changement de style[...]

Guinée-Bissau : petit pays, grandes manoeuvres

La Cedeao, Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, goûtait peu la percée angolaise dans la région. Elle pourrait finir par s'accommoder du putsch du 12 avril  en[...]

Sénégal : Jules Bocandé, le Lion est mort

Au Sénégal, c'est un hommage national qui a été rendu, les 15 et 16 mai, à Jules Bocandé, ancienne star du football africain.[...]

France - Afrique : le PS ne manque pas d'amis !

Il y a ceux qui avaient fait le déplacement à Paris et ceux qui ont envoyé leurs félicitations depuis le continent. Par les canaux officiels, ou pas, la classe politique africaine n'a pas manqué[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers