17/02/2012 à 09h:30 Par Jeune Afrique
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Alassane Ouattara (g) et la présidente du Liberia Ellen Sirleaf-Johnson, le 16 février 2012 à Abu Alassane Ouattara (g) et la présidente du Liberia Ellen Sirleaf-Johnson, le 16 février 2012 à Abu © AFP

Réunis en sommet depuis jeudi 16 février, les 15 États de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) devraient élire le nouveau chef de l’organisation ce vendredi. Pour beaucoup cela ne fait aucun doute, c'est le président ivoirien Alassane Ouattara qui succèdera à son homologue nigérian Goodluck Jonathan.

« Le président de la Commission sera un Burkinabè et le président en exercice sera Ouattara ». C’est ce qu’a affirmé Mohammed Bazoum, ministre nigérien des Affaires étrangères, en sortant de la salle de réunion du sommet de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), qui s’est ouvert jeudi 16 février à Abuja.

Pour le ministre comme pour beaucoup d’autres observateurs, la présidence de la Cedeao sera sans aucun doute confiée au président ivoirien Alassane Ouattara, qui succèderait ainsi à son homologue nigérian Goodluck Jonathan.

L’élection du nouveau chef de l’organisation, pour un mandat d’un an renouvelable, est prévue ce vendredi 17 février, au dernier jour du sommet. « À mon avis, c'est réglé », Ouattara accèdera à la tête de l’organisation, a expliqué un diplomate ayant requis l’anonymat.

« Selon les informations que nous avons tous eues, il y a déjà un accord (pour élire le président Ouattara). Peut-être qu'ils (les chefs d'État) se sont mis d'accord lors du sommet de l'Union africaine », fin janvier, a précisé une autre source au sein de la Cedeao.

« Ce n'était pas un choix difficile par rapport à d'autres fois ou ça a été moins consensuel », s’explique un diplomate ouest-africain. « Les pays de la région ont le sentiment de s'être investis beaucoup pour la Côte d'Ivoire et voient ça comme le couronnement de leurs efforts », poursuit-il.

Mais pour d’autres, l’élection du chef de l’État ivoirien ne se fera pas sans discussions préalable. « Il va y avoir des débats, il y a des pays qui ne sont pas d'accord », raconte un diplomate ouest-africain travaillant à la Cedeao, soulignant tout de même qu’Alassane Ouattara a « de grandes chances » d’accéder à ce poste, « une façon d’encourager la réconciliation dans son pays ».

"Nombreuses crises"

Le changement à la tête de la Cedeao, qui rassemble 15 pays, intervient alors que la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader dans la zone. Notamment au Sahel, région dans laquelle une nouvelle rébellion touareg et des attaques de la branche maghrébine d'Al-Qaïda (Aqmi) se sont manifestées ces dernières semaines.

« Nous sommes les témoins de nombreuses crises dans plusieurs parties de la sous-région », a expliqué dans son discours d'ouverture du sommet le président Goodluck Jonathan.

« En raison de la crise dans la région du Sahel, nous constatons un afflux d'armes légères et, bien sûr, certains pays font face à différentes formes de menaces, notamment le Nigeria », pour sa part confronté aux attaques du groupe islamiste Boko Haram, qui ensanglantent le pays depuis deux mois.

L'Afrique de l'Ouest fait actuellement face à « la résurgence de la rébellion et du banditisme au Mali et dans d'autres États du Sahel, en raison de facteurs historiques non résolus et alimentés par la récente crise en Libye », a déploré le président sortant de la Commission de la Cedeao, James Victor Gbeho.

Une aide financière de 3 millions de dollars sera donc allouée aux victimes de la crise alimentaire et des attaques rebelles dans les pays du Sahel, a précisé un communiqué de l’organisation régionale.

(Avec AFP)

 

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