Extension Factory Builder
14/02/2012 à 18:20
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Un homme passe devant une zone pouvant contenir des mines à Ziguinchor en mai 2008. Un homme passe devant une zone pouvant contenir des mines à Ziguinchor en mai 2008. © AFP

Un "accrochage" lundi soir entre l’armée sénégalaise et des rebelles indépendantistes a fait de nouvelles victimes en Casamance. Bilan : trois soldats sénégalais tués et six autres blessés.

« Nous avons enregistré trois morts et six blessés », a déclaré une source militaire sénégalaise à l'AFP. C’est le bilan de l’accrochage lundi, « au crépuscule », entre l’armée régulière du Sénégal et « des maquisards du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) » à Sindian, à 50 km au nord de Ziguinchor (Casamance). Information confirmée par l’hôpital régional local qui a affirmé avoir « reçu six blessés et trois corps ». Rien n’a filtré sur d’éventuelles victimes dans les rangs des rebelles casamançais.

L’armée sénégalaise se trouve dans cette zone du Sindian « dans le cadre de la sécurisation des personnes et des biens contre ces bandes armées qui les terrorisent », ajoute la source militaire. Deux jours plus tôt, en campagne électorale pour sa réélection, Abdoulaye Wade a tenu un meeting à Ziguinchor au cours duquel il a proposé un nouveau plan pour mettre fin au conflit en Casamance.

Casamance, un conflit interminable

Depuis trois décennies, la guerre dans cette région a fait des milliers de victimes, civiles et militaires, malgré plusieurs accords de paix entre Dakar et la rébellion du MFDC, signés et aussitôt caducs.

Lors de sa première élection en 2000, Wade s'était pourtant engagé à résoudre le conflit en Casamance « en 100 jours ». Mais, affrontements, braquages et embuscades se sont poursuivis à intervalles réguliers, et se sont même intensifiés depuis novembre 2011. Ni les divisions internes au MFDC, ni la mort en décembre 2007 de son chef historique, l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, n’a pu permettre l’accélération du processus de pacification.

S’il est réélu le 28 février, le président Wade promet de « poursuivre le dialogue avec le MFDC pour une solution pacifique de la crise ». Aujourd’hui, les deux parties belligérantes acceptent la médiation de la communauté Sant’Egidio. À condition que les discussions se tiennent en dehors de l’Afrique. C'est la dernière exigence de Salif Sadio, leader de la tendance la plus radicale de la rébellion casamançaise.

(Avec AFP)

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Sénégal

OIF - Succession de Diouf : l'Afrique parlera-t-elle d'une seule voix ?

OIF - Succession de Diouf : l'Afrique parlera-t-elle d'une seule voix ?

Une réunion de la dernière chance pourrait avoir lieu avant le huis-clos des chefs d'État, dimanche. Objectif : arriver à dégager un consensus sur une candidature africaine à la succession[...]

Sénégal : sommet de l'OIF à Dakar, tout se passe à Diamniadio

Diamniadio, un pôle urbain ultramoderne et écologique, accueille le sommet de la Francophonie les 29 et 30 novembre. Une bouffée d'air frais, en périphérie d'une capitale [...]

Malick Noël Seck, le trublion sénégalais qui pourfend l'OIF

Plusieurs fois incarcéré sous Abdoulaye Wade, l'ancien militant socialiste Malick Noël Seck, au verbe radical et à la geste provocatrice, est l'initiateur d'un contre-sommet de la Francophonie à [...]

Sénégal - Massacre de Thiaroye : 1er décembre 1944, quand l'armée française décimait ses "indigènes"

Le 1er décembre 1944, des dizaines de tirailleurs sénégalais qui réclamaient le paiement de leurs soldes étaient massacrés par l'armée française dans le camp de Thiaroye,[...]

Sénégal : programme chargé pour le sommet de l'OIF à Dakar

Au sommet de l'OIF à Dakar, les 29 et 30 novembre, on parlera gros sous et stratégie sur dix ans. Surtout, on élira le successeur d'Abdou Diouf. Suspense assuré.[...]

Pour les 70 ans du massacre de Thiaroye, le Cran intente deux actions contre l'État français

Une association française, le Conseil représentatif des associations noires (Cran), a annoncé jeudi avoir intenté deux actions en justice contre l'État français. Elle souhaite notamment[...]

Francophonie - Sénégal : retour à la case Dakar

Un quart de siècle après avoir été l'hôte du 3e sommet de la Francophonie, la capitale sénégalaise s'apprête à accueillir sa quinzième édition.[...]

Ebola : chaque jour qui passe effrite l'espoir, dans quelle langue faut-il le dire ?

Une vingtaine d'artistes ouest-africains de renom se sont réunis pour interpeller les chefs d'État francophones sur la catastrophe que représente Ebola. Ils publient leur lettre ouverte dans Jeune Afrique.[...]

Sénégal : Abdoulaye Wade décline l'invitation de Macky Sall au sommet de la Francophonie

Dans un courrier adressé à Macky Sall, dont "Jeune Afrique" révèle en exclusivité la teneur, Abdoulaye Wade décline l'invitation de son successeur au sommet de la Francophonie[...]

Sénégal : questions sur le débarquement d'Alioune Ndao

Figure emblématique de la lutte contre l'enrichissement illicite, le procureur spécial a été remplacé au pied levé le 11 novembre. Sans explication.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces