10/02/2012 à 19h:54 Par Baudelaire Mieu, à Abidjan
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Alassane Ouattara et Ali Bongo Ondimba à Addis Abeba, le 28 janvier 2012. Alassane Ouattara et Ali Bongo Ondimba à Addis Abeba, le 28 janvier 2012. © Aristide/Présidence ivoirienne

Le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara effectue du 11 au 12 février sa première visite officielle à Libreville, au Gabon. Joignant l’utile à l’agréable, il assistera à la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2012 entre la Zambie et la Côte d'Ivoire.

Le séjour de 48 heures du président ivoirien Alassane Ouattara au Gabon, du 11 au 12 février, va d’abord lui permettre de remercier son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba qui l’a soutenu pendant la grave crise postélectorale ivoirienne de novembre 2010 - avril 2011.

« Cette visite est importante car le 30 mars 2011, le Gabon, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, avait soutenu Ouattara en votant  la résolution 1975 qui donnait carte blanche à une intervention militaire pour faire partir Laurent Gbagbo, et éviter une guerre civile. C’est donc un devoir pour le président Ouattara de se rendre à Libreville », explique une source proche de la présidence ivoirienne.

Dès le 27 avril, la secrétaire générale de la présidence gabonaise Laure Gondjout avait été la première personnalité de haut rang à se rendre à Abidjan pour rencontrer Alassane Ouattara, encore retranché à l’hôtel du Golf après la chute de Laurent Gbagbo. Mais les liens étroits entre le président ivoirien et les Bongo sont encore plus anciens que cela.

Ouattara accueilli à Libreville en 2002

En septembre 2002, au lendemain de l’éclatement de la rébellion armée contre le régime de Gbagbo, Alassane Ouattara avait échappé de justesse à une tentative d’assassinat et avait été accueilli à Libreville par le président Omar Bongo. Et c’est notamment au Gabon que la fondation créée par Alassane Ouattara après sa retraite du FMI, l’Institut pour l’Afrique (IA), a été très actif pour des projets de développement.

Alexandre Barro Chambrier, l’actuel ministre des Mines du gouvernement gabonais a lui-même travaillé au sein de l’IA. Dans les années Houphouët Boigny (1960-1993) puis sous Henri Konan Bédié (93-2000), les relations ivoiro-gabonaises ont toujours été au beau fixe. Mais l'amitié avait cédé la place à une période plus tumultueuse sous l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, après qu'il a traité Omar Bongo de « rigolo », en raison du soutien avéré de ce dernier à Ouattara. Une insulte qu'Ali n'a sans doute jamais oubliée...

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Côte d'Ivoire

Mali : le Premier ministre rencontre à Abidjan le président ivoirien Ouattara

Mali : le Premier ministre rencontre à Abidjan le président ivoirien Ouattara

Le Premier ministre malien de transition, Cheick Modibo Diarra, s'est entretenu samedi à Abidjan de la crise au Mali avec le président ivoirien Alassane Ouattara, chef en exercice de l'organisation régionale[...]

Côte d'Ivoire : la défense de Gbagbo conteste la compétence de la CPI

La défense de Laurent Gbagbo a contesté la compétence de la CPI pour juger l’ancien président de la Côte d’Ivoire.[...]

Côte d'Ivoire : toute l'enquête sur le nouveau scandale des déchets toxiques

En 2006, l'affaire des déchets toxiques déversés à Abidjan avait failli emporter le gouvernement. Six ans plus tard, trois personnalités sont montrées du doigt. Elles sont[...]

Droits de l'homme en Afrique : progrès incertains au Nord, attentes pour le Sud

Amnesty International a rendu public, jeudi 24 mai, son rapport annuel sur l’état des droits de l’homme dans le monde. En ce qui concerne le continent africain, l’année 2011 a été[...]

Côte d'Ivoire : Michel Gbagbo, fils du président déchu, est un "prisonnier d'opinion" selon sa mère

Le fils de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, Michel Gbabgo, est un "prisonnier d’opinion", selon sa mère, la Française Jacqueline Chamois. Celle-ci demande "un rapatriement[...]

Côte d'Ivoire : le scandale des déchets toxiques emporte le ministre Adama Bictogo

Le ministre ivoirien de l’Intégration africaine, Adama Bictogo, a été limogé mardi 22 mai. Son départ du gouvernement fait suite au nouveau scandale des déchets toxiques. [...]

Hollande et l'Afrique : changement de diplomatie, au profit de qui ?

Les chefs d'État accueillent diversement l'alternance française. Si le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Guinéen Alpha Condé sont tout sourire, leurs homologues d'Afrique centrale se[...]

Côte d'Ivoire : déchets toxiques, le nouveau scandale

Dans son numéro 2680, en kiosque du 20 au 26 mai 2012, "Jeune Afrique" enquête sur les suites de l’affaire Trafigura, du nom de la société néerlandaise affréteuse[...]

Guinée-Bissau : petit pays, grandes manoeuvres

La Cedeao, Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, goûtait peu la percée angolaise dans la région. Elle pourrait finir par s'accommoder du putsch du 12 avril  en[...]

Armée française en Afrique : renégociation des accords de défense, rompre avec la "Françafrique"

Le 18 avril, Paris a finalisé la remise à plat des accords militaires passés avec ses anciennes colonies. Au final, des bases moins nombreuses et des effectifs réduits. L'essentiel, c'est de se[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers