08/02/2012 à 16h:37 Par Jeune Afrique
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Laurent Gbagbo, photographié le 17 décembre 2010 dans le palais présidentiel à Abidjan. Laurent Gbagbo, photographié le 17 décembre 2010 dans le palais présidentiel à Abidjan. © AFP

Le parti du président déchu Laurent Gbagbo, le FPI, refuse a priori les conclusions de l’enquête ivoirienne sur les violences commises lors de la crise postélectorale, a-t-il expliqué dans un communiqué rendu public mercredi 8 février. Et de dénoncer une nouvelle fois une "justice des vainqueurs".

Peu importe les conclusions de l’enquête sur les violences commises durant la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011, le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo ne les acceptera pas. « Le pouvoir de Ouattara n'a pas attendu le rapport de cette commission avant de mettre en prison plusieurs partisans du président Laurent Gbagbo et de procéder à sa déportation à La Haye », a fustigé Laurent Akoun, le porte-parole du Front populaire ivoirien (FPI) via un communiqué rendu public mercredi 8 février.

La « commission nationale d’enquête » mise en place par le président Ouattara devra remettre fin février son rapport. Mais selon le FPI, le pouvoir ayant « démontré son caractère partisan », les Ivoiriens ne peuvent s'attendre à « un rapport objectif d'une commission mise en place par lui ». Et le parti de Laurent Gbagbo de dénoncer une nouvelle fois une « justice des vainqueurs » qui épargne largement les pro-Ouattara soupçonnés de crimes. « Le FPI tient donc à dénoncer publiquement cette commission « non inclusive » et ne saurait nullement se reconnaître dans le rapport qui en sortira », conclut le FPI.

"Fin de l’impunité"

Le chef de l’État a pourtant promis à plusieurs reprises la « fin de l’impunité », affirmant que des poursuites à l’encontre des responsables seraient engagées sur la base du rapport, tant dans le camp Gbagbo que dans son propre camp.

Pour mémoire, une vingtaine de caciques du régime déchu, dont l’ancienne première dame Simone Gbagbo, sont actuellement détenus en Côte d’Ivoire, alors que l’ex-président est pour sa part enfermé dans la prison de la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.

(Avec AFP)
 

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