Le département d’État américain a annoncé lundi avoir fermé son ambassade en Syrie et évacué tous ses fonctionnaires présents sur place. L’ambassade était selon lui devenue une cible potentielle d’attentat suicide.
Les pressions exercées sur Damas afin qu’il mette un terme à la répression des manifestations anti-Assad sont montées d’un cran lundi 6 février avec l’annonce par le département d’État américain de la fermeture de son ambassade en Syrie. Le personnel américain dans le pays a quant à lui été rapatrié et tous les citoyens des États-Unis présents en Syrie ont été appelés à quitter le territoire.
Un bilan humain qui s’alourdit
Deux jours après le veto russe et chinois bloquant tout projet de résolution condamnant la répression du régime de Bachar al-Assad, les États-Unis ont donc décidé d’accentuer la pression. Un peu plus tôt, c’est la Tunisie qui avait annoncé son intention de renvoyer l’ambassadeur syrien à Tunis.
Sur le terrain, le week-end s’est avéré particulièrement meurtrier puisque les violences ont fait 56 morts dimanche et 48 personnes décédées à Homs samedi, après une nuit de bombardements qui avait fait plus de 230 victimes. Ce lundi, des nouvelles violences ont encore fait au moins 37 morts.
(avec AFP)

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