C’est en rang serré que l’opposition sénégalaise a tenu dimanche 5 février son premier meeting de campagne à Dakar. Au menu du jour, un seul mot d'ordre : "Wade doit retirer sa candidature !".
Réunie à Dakar pour son premier meeting de campagne, l'opposition a tenu à afficher son « unité » et une cible commune, Abdoulaye Wade. Huit candidats de l’opposition sénégalaise ont tenu leur premier meeting de campagne dimanche 5 février, place de l'Obélisque à Dakar, devant un peu plus d'un millier de personnes. La veille, samedi, ils s’étaient formellement engagés à « rester unis » à l'approche du scrutin présidentielle du 26 février jusqu'à obtenir le retrait de la candidature du président sortant.
« Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade », proclamait une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile. Alioune Tine, coordinateur du M23 et président de la Rencontre africaine des droits de l'Homme (Raddho), était le grand ordonnateur de ce « méga-meeting ».
"Nous irons jusqu’au bout"
Sous les applaudissements, les trois cadors de l’opposition, Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck - tous trois d’anciens Premiers ministres de Wade -, et Ousmane Tanor Dieng, ont tour à tour pris la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
« Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir! », tonne Tanor Dieng. « Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal! », enchaîne Macky Sall. Youssou Ndour, dont la candidature a été invalidée par le Conseil constitutionnel, était lui aussi présent. « Prenez vos responsabilités », a-t-il répété à la foule.
Le rassemblement s’est déroulé dans le calme, une grosse satisfaction pour l’opposition qui avait déployé un important service s’ordre afin d’éviter tout débordements.
Seule ombre au tableau, la faible mobilisation, bien loin des attentes et inférieure à la manifestation de mardi. « Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein », a expliqué Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
Wade à Mbacké
« Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité », a-t-il tout de même condédé.
De son côté, le président Abdoulaye Wade a débuté sa campagne électorale dans son fief de Mbacké près de Touba, la cité sainte des Mourides, en allant recueillir la bénédiction du khalife général des mourides à Touba. « Je viens rendre visite à mon marabout, et lui demander de prier pour moi », en vue de l'élection, a déclaré le président Wade.
(Avec AFP)
Article suivant :
Rébellion au Nord-Mali : une menace sur les élections ?
Article précédent :
États-Unis : Obama, Rambo et les républicains
1.adia - 06/02/2012 à 18h:02Pas naif mais ignorant des réalités de bcp de partis africains: tout sauf démocratiques! Wade s'était déclaré[...] Lire
2.Unite_Africaine - 06/02/2012 à 16h:02le regroupement des opposants senegalais est la possibilite la plus efface permettant d'ecraser ce vieux clou, un vieux depourvu de sagesse!! Il nous [...] Lire
3.Louis Mwanchale - 06/02/2012 à 16h:02L'Afrique est toujours malade de ses élections! On peut se poser moult questions sur la candidature de Wade, notamment s'il ne peut pas laisser[...] Lire
4.Patrick - 06/02/2012 à 15h:02Tous unis contre la candidature de Wade mais seront-ils pret a rallier derriere un candidat unique de l'opposition ?. Les opposants en Afrique restent[...] Lire
5.dannkoun - 06/02/2012 à 14h:02S?il vous plait éclairez notre lanterne. Le Khalife a-t-il prié pour Wade ou l?a-t-il maudit ? [...] Lire