Des soldats de l'armée malienne reviennent d'une opération dans le nord, le 18 juillet 2011.
© AFP
Selon plusieurs sources concordantes, les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) sont à nouveau entrés dans Ménaka, suite au départ de l’armée malienne dans la nuit du mardi 31 janvier au mercredi 1er février.
« Le détachement de l'armée malienne qui était à Ménaka a quitté la ville dans la nuit de mardi à mercredi. Et aujourd'hui, en début d'après-midi, environ quarante rebelles (touaregs) armés sont entrés dans la ville », a déclaré mercredi un élu de cette localité du nord-est du Mali, sous couvert de l'anonymat.
« Il n'y a pas de coups de feu, tout est calme, mais les populations quittent la ville », a-t-il ajouté. Une information confirmée par un autre habitant de la ville, qui « se vide de ses habitants », a-t-il dit, précisant que les rebelles étaient entrés à Ménaka suite au départ des soldats.
Ce départ de l’armée malienne serait une « tactique », selon un responsable militaire du poste de commandement opérationnel de l'armée installé à Gao (dans le nord-est du pays). Un autre source militaire a fait état de la stratégie militaire malienne : abandonner les localités isolées et renforcer les positions dans les grandes agglomérations.
Étoffer les grandes agglomérations
« Il semble que l'objectif est effectivement d'étoffer les grandes agglomérations, d'en faire des points d'appui et de lancer de ces points des attaques ou des ripostes, avec des hélicoptères et des troupes au sol », a expliqué un expert militaire africain en poste à Bamako.
Le 17 janvier dernier, la ville de Ménaka a été attaquée par les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Deux autres localités situées près de la frontière algérienne, Aguelhok et Tessalit, avaient également été le théâtre d’assauts des rebelles dès le lendemain. La semaine dernière, c’est le nord-ouest du Mali qui a été touché par ses attaques, notamment les villes de Léré et Niafounké, près de la frontière avec la Mauritanie.
Ces assauts rebelles ont provoqué la fuite de plusieurs milliers de personnes, qui ont trouvé refuge dans des campements au Mali, mais aussi au Niger et en Mauritanie. Il s’agit des premières attaques de rebelles touaregs depuis l’accord de 2009, censé avoir mis fin à la rébellion.
(Avec AFP)
Article suivant :
Tunisie : report du procès en appel contre Ben Ali dans une affaire de torture
Article précédent :
Sanusi Lamido Sanusi : "Les investisseurs étrangers sont très mal informés sur le Nigeria"
1.Samory - 02/02/2012 à 20h:02Voilà les conséquences de la complaisance lors du recrutement dans l'armée, vous privilégiez toujours les protégers[...] Lire
2.Venem - 02/02/2012 à 18h:02Qu'attend la CEDEAO et les états voisins pour voler au secours du Mali ? Quand la case de ton voisin brûle.... Et puis cette anomalie afr[...] Lire
3.Markoum - 02/02/2012 à 15h:02Quelle lâcheté de l'armée malienne prendre la tangente devant des rebelles touaregs c'est vraiment inacceptable. Et pire ATT veut [...] Lire
4.Yode - 02/02/2012 à 13h:02Ce que je ne comprend pas en Afrique, c'est qu'on a des armees budgetivores, qui sont la depuis 50 ans, qu'on entretient gracieusement. Et lorsque vie[...] Lire
5.SIKASSO - 02/02/2012 à 13h:02Chers maliens vous avez tous écouté le complice ATT à la télévision national. Je vous demande de vous lever et de s[...] Lire
Tiébilé Dramé, président du Parti de la renaissance africaine (Parena).[...]