31/01/2012 à 15h:24 Par Jacques Eric Andjick, à Douala
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Les Lions indomtables ne participent pas à la CAN 2012. Les Lions indomtables ne participent pas à la CAN 2012. © D.R.

La 28e Coupe d’Afrique des nations (CAN 2012) qui se déroule en Guinée Équatoriale et au Gabon en l’absence des Lions indomptables est loin de provoquer l’effervescence habituelle à Douala. Mais certains Camerounais ont quand même trouvé une équipe à soutenir pendant la compétition.

Même si la CAN se joue dans deux pays limitrophes, la capitale économique du Cameroun ne vibre pas au rythme de la compétition. Les grands carrefours de Douala, habituellement transformés en forum de discussion sur les exploits ou contre-performances des Lions indomptables, sont déserts. Souvent bondés lors des Can, les bars ne sont pas plus fréquentés que d’habitude. « Je n’ai pas de clients supplémentaires depuis le début des matchs. Les gens qui viennent dans mon bar me demandent même de mettre plutôt des chaînes de télévision qui suivent les championnats européens », explique Paul, un gérant de bar.

Preuve supplémentaire que les Camerounais boudent la CAN 2012 : les espaces de diffusion des matchs qui ont été installés dans plusieurs quartiers de Douala ne sont pas courus. Alors que la compétition revient en Afrique centrale après 40 ans d’absence, la non-qualification de la sélection camerounaise a provoqué une déception qui ne passe pas. « C’est très difficile de voir une CAN sans le Cameroun et c’est avec une petite larme aux yeux que nous allons suivre les matchs. L’absence de nos chers Lions indomptables, c’est vraiment une tâche noire sur la compétition », déplore l’ancien joueur de l’équipe nationale, Dagobert Dang, vainqueur de la CAN 1984 et finaliste malheureux en 1986.

La mauvaise organisation camerounaise

Joseph Kamga, lui aussi ancien Lion indomptable, qui a participé à la CAN et à la Coupe du monde de 1982, renchérit : « L’absence du Cameroun me fait un gros pincement au cœur. Beaucoup de camerounais étaient prêts à aller en Guinée Équatoriale et au Gabon par la route. Notre absence est due à la mauvaise organisation de nos dirigeants et à l’indiscipline des joueurs. Car pour le football, il faut vraiment de la rigueur à tous les niveaux. »

Pour une grande partie de la jeunesse, c’est même la première fois qu’une CAN se tient sans le Cameroun. La dernière fois, c’était 1994, soit il y a 18 ans - l'espace d'une génération… Toutefois, si le cœur n’y est pas, beaucoup restent quand même intéressés par la compétition. Deux équipes remportent les suffrages des inconditionnels du football. Certains soutiennent la Guinée Équatoriale, où évoluent deux joueurs d’origine camerounaise, Narcisse Ekanga et Thierry Fidjeu. D’autant que le Nzalang nacional s’est qualifié pour les quarts de finale. D’autres sont fans des Black Stars emmenées par André Ayew. « Je soutiens le Ghana, car c’est l’équipe qui pratique le meilleur football », explique un jeune écolier, Martial Kiam. Rien que pour la beauté du sport, sans chauvinisme…

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Par Jacques Eric Andjick, à Douala

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