L’ancien président Marc Ravalomanana a une nouvelle fois annoncé son retour d'exil. Il a déclaré vouloir rentrer à Madagascar samedi 21 janvier, mais son entourage estime que c'est une date prématurée.
« Je serai de retour samedi ». C’est ce qu’à indiqué l’ancien président malgache Marc Ravalomanana à ses partisans, lors d’une conversation téléphonique mercredi 18 janvier.
« Samedi... C'était le plan initial, mais il ne va pas revenir samedi », a pourtant contredit son propre porte-parole Patrick Gearing depuis Johannesburg. « Samedi est prématuré (...) Il y a encore un certain nombre de choses à régler, c'est pourquoi je n'ai encore rien annoncé formellement, mais nous envisageons de le mettre dans un avion la semaine prochaine. (...) Il semble probable qu'il sera de retour la semaine prochaine », a-t-il expliqué.
Les partisans de Marc Ravolamanana, qui continuent à se réunir trois fois par semaine sur le site dévasté d'une ancienne société de leur leader, en plein centre de la capitale Antananarivo, ont accueilli avec enthousiasme la nouvelle de son retour imminent. Exilé en Afrique du Sud depuis son éviction de la présidence par Andry Rajoelina en 2009, Marc Ravalomanana a plusieurs fois annoncé son retour à Madagascar, sans pour autant que celui-ci se concrétise. Il avait notamment été bloqué à l'aéroport de Johannesburg le 19 février 2011 par un ordre de l'aviation civile malgache.
Trois condamnations
Alors que le pays traverse une grave crise politique depuis trois ans, les partis politiques malgaches, dont celui de Marc Ravalomanana, ont signé le 17 septembre dernier une feuille de route visant à rétablir l'ordre constitutionnel. Dix des onze entités politiques de la Grande Île se sont ainsi entendues pour signer ce document de sortie de crise élaboré par la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC).
Sous la pression conjuguée de la communauté internationale et de plusieurs groupes politiques malgaches, le jeune président Andry Rajoelina a fini par se résoudre à approuver le texte qui impose le retour « sans conditions » des réfugiés politiques. Mais dans une note annexe à la feuille de route, il est précisé que le retour « sans conditions » des rapatriés « n’implique pas une exonération de poursuites judiciaires ». Or Marc Ravalomanana est sous le coup de trois condamnations par contumace – dont une peine de travaux forcés à perpétuité pour la mort d’une trentaine de manifestants, le 7 février 2009. S’il rentre, Marc Ravalomanana sait qu’il sera (a)cueilli par les forces de l’ordre.
(Avec AFP)
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1.Babakool - 21/01/2012 à 06h:01Ravalomanana avait preconisé les 3P soit Partenariat Public Privé ,maintenant cela veut dire pour une minorité Parade Plaisir Pou[...] Lire