06/01/2012 à 10h:41 Par Jeune Afrique
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Une église en partie détruite lors des violences interreligieuses au Nigeria, le 25 décembre 2011 Une église en partie détruite lors des violences interreligieuses au Nigeria, le 25 décembre 2011 © AFP

Le jeudi 5 janvier, une nouvelle attaque contre une église dans le nord-est du Nigeria a provoqué la mort de six personnes, sans être pour le moment revendiquée. Cet attentat intervient après l’expiration de l’ultimatum lancé par la secte islamiste Boko Haram aux chrétiens pour qu’ils quittent le nord du pays.

Six morts. C’est le bilan d’une attaque armée contre une église chrétienne dans le nord-est du Nigeria jeudi 5 janvier 2012. « Il était environ 19H30 (18H30 GMT) (...) quand quelques hommes armés ont fait irruption dans l'église et ont ouvert le feu sur l'assemblée des fidèles. Six personnes ont été tuées dans l'attaque et 10 autres blessées », a expliqué John Jauro, le pasteur de l'église attaquée dans la ville de Gombe.

Si cette nouvelle attaque n’a pas encore été revendiquée, la veille, les islamistes de Boko Haram avaient déclaré être les auteurs de trois attaques à la bombe dans des villes du nord-est du pays, alors qu’expirait l’ultimatum lancé par la secte aux chrétiens, afin qu’ils quittent ces régions.

Les trois explosions, qui n’avaient pas fait de morts, avaient eu lieu dans des zones placées en état d’urgence par le président Goodluck Jonathan, mesure à laquelle la secte avait menacé de répondre par l’attaque des troupes gouvernementales. « Nous sommes responsables des attentats à la bombe de ce (mercredi) soir à Damaturu et Maiduguri. C'est une réponse à la fin de l'ultimatum que nous avons donné aux chrétiens pour qu'ils quittent le nord », avait déclaré Abul Qaqa, qui dit être le porte-parole de Boko Haram. Ces attaques étaient les premières depuis l’ultimatum lancé dimanche 1er janvier aux chrétiens.

Menace "dépourvue de fondement"

Abul Qaqa avait donné trois jours aux chrétiens pour quitter le nord du Nigeria et menacé d’attaquer les troupes gouvernementales là où l’état d’urgence avait été décrété, après la série d’attentats de noël revendiqués par Boko Haram et qui avaient fait 49 morts.

« Bien que nous considérions, sur la base des informations de nos (services de) renseignement, la menace de Boko Haram dépourvue de tout fondement nous sommes en alerte pour parer à toute éventualité. Nous avons mis en place certaines mesures pour que les gens soient plus en sûreté, où qu'ils vivent », avait répondu le porte-parole de la police, Yemi Ajayi.

L’attaque de l’église, le jeudi 5 janvier, ne s’est pas produite, elle, dans une ville concernée par l’état d’urgence.

(Avec AFP)
 

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