14/12/2011 à 17h:46 Par Jeune Afrique
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Hamadi Jebali à l'Assemblée à Tunis le 8 décembre 2011. Hamadi Jebali à l'Assemblée à Tunis le 8 décembre 2011. © Fethi Belaid/AFP

Hamadi Jebali, l’actuel secrétaire général d'Ennahdha, a été nommé mercredi Premier ministre en Tunisie. Âgé de 62 ans, il a été chargé par Moncef Marzouki de former un gouvernement qui devrait être connu sous deux jours.

Hamadi Jebali, numéro deux du parti islamiste tunisien Ennahdha, est le nouveau chef du gouvernement tunisien. Nommé officiellement mercredi, il a été chargé par Moncef Marzouki, lui-même élu président de la République lundi par l’Assemblée nationale, de former un exécutif.

La nomination de l’actuel secrétaire général d'Ennahdha, âgé de 62 ans, était prévue. Son nom avait été avancé pour le poste de chef de gouvernement dès le lendemain des élections du 23 octobre, en vertu d’un accord entre les trois partis majoritaires à l'Assemblée constituante (Ennahdha et ses deux alliés de gauche CPR et Ettakatol).

Qualifié hier d’« intégriste » par l’ancien pouvoir, Hamadi Jebali a passé 15 ans dans les geôles du régime Ben Ali pour « appartenance à une organisation illégale et complot ». Il est aujourd’hui considéré comme un « islamiste intégrateur ».

Approbation des élus

La liste des membres du gouvernement est toujours en discussion, et devrait être finalisée dans les deux jours, ont indiqué des sources politiques à l'AFP. Elle sera soumise à l'approbation des élus de l'Assemblée réunis en séance plénière en début de semaine prochaine, selon ces sources.

Le statut du Premier ministre a été l’occasion de débats souvent vifs lors de l’adoption de la mini-Constitution dimanche. Les députés du PDP (centre-gauche) ont reproché au projet de loi « de ne pas tenir compte de l’équilibre entre les différents pouvoirs, et de concentrer tous les pouvoirs entre les mains du Premier ministre », selon les propos d’Ahmed Nejib Chebbi, le fondateur du parti.

Selon la Constitution provisoire, le chef du gouvernement peut notamment créer, changer et supprimer les ministères et les secrétariats d’État, fixer leurs prérogatives et leurs compétences après délibération du Conseil des ministres et information du président de la République. Il peut également créer et modifier les institutions, les établissements publics et les services administratifs et nommer les hauts fonctionnaires civils en concertation avec le ministre de tutelle et le conseil des ministres.

(Avec AFP)

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