Lundi 5 décembre, l’Erythrée s’est vue accusée par l’Ethiopie, la Somalie, le Kenya et Djibouti de soutenir le terrorisme. Les quatre pays ont appelé le Conseil de Sécurité de l’ONU à envisager des sanctions, dans un projet de résolution qui devrait être soumis au vote dans la journée du mardi 6 décembre.
L'Érythrée serait la cause de bien des maux de la région, si l’on en croit les quatre pays -l’Éthiopie, la Somalie, le Kenya et Djibouti - qui ont expressément demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter un projet de résolution incluant un renforcement des sanctions contre le pays voisin.
Selon le président somalien Sharif Sheikh Ahmed, l’Érythrée soutiendrait activement les insurgés islamistes shebab. Il a souligné devant le Conseil, via vidéo conférence, que ces derniers recevraient « un soutien logistique et financier de l'Erythrée », qui viendrait « par la mer, la terre et l'air ».
« Nous demandons au Conseil de sécurité de nous aider à mettre fin à cette situation de non-droit. La Corne de l'Afrique est une région très fragile », a-t-il plaidé devant le Conseil.
Un avis partagé par le président Ismael Omar Guelleh, président de Djibouti, et par le ministre des Affaires étrangères du Kenya, Moses Watangula, qui même accusé le pays « de livrer des armes et des munitions ».
Contentieux territoriaux
L’Érythrée, séparée de l’Éthiopie en 1993, demeure au centre de nombreux contentieux territoriaux, notamment avec le Yémen et Djibouti. Lundi, aucun responsable érythréen n'a parlé devant les 15 pays membres du Conseil.
Le pays s’est contenté de nier séparément toute implication dans le complot visant le sommet de l'Union africaine, et a dénoncé le projet de résolution rédigé par le Gabon et le Nigeria en 2009, qui prévoyait l'interdiction de voyages et le gel des avoirs de personnalités du pays.
Issaias Afeworki, le président érythréen, voulait participer à la réunion du Conseil a déclaré l’ambassadeur érythréen à l’ONU. Faute de temps, il n’a finalement pu recevoir de visa américain pour s’y rendre.
(AFP)

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