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04/12/2011 à 17:12
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Durban, 2 décembre, un militant pour la prolongation du protocole de Kyoto qui prend fin en 2012. Durban, 2 décembre, un militant pour la prolongation du protocole de Kyoto qui prend fin en 2012. © AFP

Selon l’indice des villes vertes africaines, dévoilé à Durban le 2 décembre, les villes d’Afrique du nord et d’Afrique du Sud sont les plus écologiques du continent. Mais cet indice ne recense aucune ville d’Afrique subsaharienne francophone.

Tunis et Casablanca (Maroc) font partie des villes les plus vertes du continent, à égalité avec les grandes villes sud-africaines et la capitale ghanéenne Accra.

Ce sont les conclusions de l’« African green city index » (indice des villes vertes africaines), une étude de 15 métropoles du continent et portant sur huit critères : l’énergie et le CO2, l’utilisation des terres, les transports, les déchets, l’eau, les sanitaires, la qualité de l’air et la gouvernance environnementale.  

Classement "villes vertes africaines" :   

« Au dessus de la moyenne » : Accra, Le Cap, Casablanca, Durban, Johannesburg, Tunis.
« Dans la moyenne » : Addis-Abeba, Alexandrie, Le Caire, Lagos, Pretoria
« En dessous de la moyenne » : Luanda, Nairobi
« Très en dessous de la moyenne » : Dar es Salaam, Maputo.

Cette étude, commandée par l’entreprise allemande Siemens et conduite par le Economist intelligent unit (EIU), l’organisme de recherche de l’hebdomadaire britannique The Economist, se refuse en revanche à donner un classement précis de l’ordre d’arrivée des premières villes du fait du manque de fiabilité de ses données.

Il affirme donc simplement que Casablanca, Tunis,  Le Cap, Johannesburg et Durban, où se tient jusqu’au 9 décembre la conférence internationale sur le climat, ont ainsi un classement « supérieur à la moyenne » des autres villes. Accra est la seule ville subsaharienne hors Afrique du Sud à faire partie de ce peloton de tête, en grande partie du fait de ses très bons scores en matière de gouvernance.

Partiel ou partial ?

Mais aucune ville d’Afrique subsaharienne francophone n’a été retenue pour le classement. « Nous avons choisi les villes en fonction de leur taille, de leur poids économique et de la disponibilité de leurs données », affirme l’auteure de l’étude, Delia Meth-Cohn, directrice éditoriale de EIU pour l’Afrique, le Moyen-orient et l’Europe occidentale.

Ainsi, si Abidjan aurait pu figurer parmi les villes sélectionnées d’après les deux premiers critères, elle a été écartée du fait de la crise politique de cette année, qui leur a fait craindre des problèmes d’accès aux données, selon Delia Meth-Cohn.

Son équipe avait en revanche initialement retenu Alger et Kinshasa, mais le manque de collaboration, de transparence et de disponibilité des données dans ces villes l’a contrainte à renoncer.

Leur choix semble fortement corrélé avec les implantations de Siemens, le commanditaire de l’étude, sur le continent. A part la capitale éthiopienne Addis-Abeba, toutes les villes sélectionnées disposent d’une implantation ou une filiale de l’entreprise allemande dans leur pays.

« Nous avons sélectionné les villes de manière indépendante, Siemens n’est pas intervenue dans ce choix », s’est justifiée Delia Meth-Cohn. « Nous avons été consultés au moment du choix des villes, mais nous étions d’accord avec eux », précise un manager de la société.

L’Afrique du Sud, dont la ministre de l’Environnement Edna Molewa était présente lors de la présentation du classement, a vu pour sa part vu quatre de ses villes présentes dans l’indice, et parmi elles, seule Pretoria ne faisait pas partie du groupe de tête.

La capitale du Mozambique Maputo et celle de la Tanzanie, Dar el Salaam, qui ont une proportion de bidonvilles très importante seront les seules municipalités à être (peut-être) fâchés par cet indice : elles sont classées « très en dessous de la moyenne ».

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