02/12/2011 à 10h:12 Par Jeune Afrique
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Alassane Ouattara le 23 septembre 2011 à Washington. Alassane Ouattara le 23 septembre 2011 à Washington. © AFP

À Conakry le jeudi 1er décembre, Alassane Ouattara s'est entretenu sur la question de la réconciliation nationale avec son homologue Alpha Condé. Les deux pays ont en commun d'avoir connu des violences meurtrières postélectorales entre fin 2010 et début 2011.

La venue du président ivoirien Alassane Ouattara en Guinée s’inscrit dans le processus de réconciliation en cours dans les deux pays voisins, marqués par des une crise postélectorale meurtrière l’an passé.

« Les deux pays ont tenu des élections présidentielles en fin d'année 2010, sous très hautes tensions sociopolitiques », a noté la présidence guinéenne dans un communiqué. À l’ordre du jour de la rencontre entre Alassane Ouattara et Alpha Condé, la question de « la réconciliation nationale » qui, dans ces deux pays, est encore fragile.

En Côte d’Ivoire, où a été créée une  Commission dialogue, vérité et réconciliation, le processus est mis à mal par le transfert de l’ex-président déchu Laurent Gbagbo à la Haye le mercredi 30 novembre, en attendant sa comparution prochaine devant la Cour pénale internationale (CPI). Il est notamment accusé de crimes contre l’humanité  dans son pays lors des violences postélectorales entre décembre 2010 et avril 2011, après le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010.

Accord tripartite avec le HCR

« On voulait nous accuser de mettre en œuvre une justice des vainqueurs : il n'y a pas mieux que la justice internationale impartiale », a déclaré Alassane Ouattara à la presse dans son premier commentaire public depuis le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye.

Des violences postélectorales avaient également provoqué la mort de dizaines de personnes en Guinée, suite à la réélection d’Alpha Condé à Conakry le 7 novembre 2010.

Les deux chefs d’État ont signé avec le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) un accord tripartite relatif au rapatriement volontaire des Ivoiriens qui avaient fui le conflit en Côte d'Ivoire pour se réfugier en Guinée.

Symbole de ce rapprochement, un projet de construction d’une route « entre les préfectures riveraines de la frontière commune aux deux pays » est étudié.

(Avec AFP)
 

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